Le 16 juin 2026, le gouvernement équato-guinéen dirigé par le Premier ministre Manuel Osa Nsue Nsua a présenté sa démission collective. Cette décision a été rendue publique par le vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue (fils du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo).
Le chef de l’Etat a ordonné un important remaniement ministériel après que les ministres n’ont atteint que 10 % des objectifs économiques et d’infrastructures.
L’ensemble du cabinet a démissionné alors que le gouvernement tente de relancer les projets de développement en retard dans ce pays riche en pétrole.
Malgré des décennies de revenus pétroliers, la Guinée équatoriale n’est pas parvenue à une croissance économique généralisée ni à une diversification réussie.
Le parti au pouvoir a présenté ce remaniement comme une restructuration institutionnelle de routine visant à répondre aux nouvelles priorités du pays.
Les principales raisons de cette démission
Parmi les nombreuses raisons qui ont provoqué cette démission collective du gouvernement pour faibles performances, citons :
• Un taux d’exécution des objectifs de seulement 10 % : une évaluation interne du gouvernement a révélé que la grande majorité des objectifs fixés n’avait pas été atteinte.
• Un échec flagrant dans la gestion publique : le vice-président a explicitement qualifié la performance du gouvernement d’échec dans la gestion des affaires publiques.
• Des résultats jugés insuffisants : la démission fait suite à une évaluation interne concluant à des résultats globalement insuffisants.
Le Premier ministre Manuel Osa Nsue Nsua occupait ce poste depuis août 2024. Cette démission collective est une décision rare dans le paysage politique équato-guinéen, où le régime du président Obiang (au pouvoir depuis 1979) est généralement très centralisé.





Guinée Equatoriale
![Tribune | Le Nexus politique intérieure-extérieure : contraintes internes et comportement extérieur de l’Espagne envers le Maroc [Par Pr. El Hassane Hzaine] L’objet de cet article est de décrire l’évolution des relations hispano-marocaines depuis l’accession au trône de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, d’en repérer les régularités et de modéliser la dynamique des interactions en identifiant les chemins causaux qui expliquent les variations entre phases coopératives, phases conflictuelles et crises majeures. À cette fin, nous avons construit une base de données événementielle dont la méthodologie repose sur un design mixte longitudinal combinant le codage de 147 événements dyadiques hispano-marocains (2000-2026) selon deux échelles complémentaires — Goldstein (1992) et COPDAB d’Azar-Sloan (1975-1980) —, la construction d’un indice composite de stabilité gouvernementale espagnole (ISG) intégrant quatre dimensions (durée effective au pouvoir, type de majorité, cohésion de la coalition et marge parlementaire), afin de tester la corrélation entre fragmentation politique intérieure et coopération bilatérale.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Maroc-Espagne--450x209.jpg)



![Tribune | Le Sahel, nouveau théâtre de la rivalité algéro-marocaine : deux modèles d’influence en compétition [Par Pr. El Hassane Hzaine] L'analyse systématique de 101 événements diplomatiques, économiques et sécuritaires survenus entre 2010 et 2026 révèle une asymétrie structurelle frappante. Le Maroc maintient un taux de coopération de 100 % avec l'ensemble du bloc sahélien (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad). L'Algérie, de son côté, affiche un taux global de 78 %, plombé par une rupture avec le Mali. Loin d'être un simple affrontement binaire, cette rivalité met en lumière deux modèles d'influence qui se concurrencent.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/AES-1-450x233.jpg)
