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Jean-Louis Koko, Coordonnateur de projets du Centre national de recherche agronomique (CNRA)

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« OCP travaille étroitement avec les instituts de recherches agronomiques des pays du Sud… »

Rencontré lors du Symphos 2015 à Marrakech, Dr. Jean-Louis Koko, Coordonnateur de projets Centre national de recherche agronomique (CNRA), revient sur l’opportunité que présente un tel évènement et jette un regard sur la collaboration du Groupe OCP avec les pays du Sud pour optimiser la productivité des terres pour les petits exploitants, notamment en Afrique.

 

AFRIMAG : que représente pour vous un événement comme le Symphos ?

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Jean-Louis KokoJean-Louis Koko : Pour des personnes qui exercent dans le monde de l’agriculture, c’est inévitablement le rendez-vous de l’innovation en matière de fertilisants phosphatés. Rendre le phosphore disponible pour l’agriculture des sols africains est la clé pour optimiser la productivité des terres pour les petits exploitants. Le Symphos offre le cadre unique d’échanges et de partages d’expériences entre les acteurs de la chaine des valeurs de l’industrie des engrais phosphatés.

 

La qualité des sols agricoles est essentielle pour améliorer les rendements à l’hectare. Que faites-vous à ce niveau en Côte d’Ivoire ?

En Côte d’Ivoire, le cacao constitue le pilier de l’économie du pays (40 % des recettes d’exportations et 15 % du Produit intérieur brut). Dans ce secteur, la qualité des sols pour une meilleure productivité est une problématique qui fait consensus au sein des acteurs publics et privés de la filière cacao. Tout ce monde a compris que pour passer de moins de 500 à1 000 kg/ha au niveau des petits producteurs, il suffit d’abord de se poser les bonnes questions pour trouver les solutions durables. Il s’agissait donc pour les acteurs de s’interroger sur la nature des sols avant de proposer le ou les types d’engrais adaptés aux conditions agro-climatiques des zones de production cacaoyères du pays. Cette réflexion a vu la naissance d’un partenariat public-privé regroupant l’industrie du cacao (représenté par la World Cocoa Foundation et IDH The Sustainable Trade Initiative), les fabricants d’engrais (Ocp, Yara, Louis Dreyfus Commodities, Brandt) la recherche agronomique (le Cnra et le Cirad) et l’institution nationale de régulation et de la durabilité du secteur cacao (le Conseil du Café-Cacao). Cette synergie d’action permet aujourd’hui de proposer une cartographie de la fertilité des sols en vue de recommander des engrais adaptés. En plus, dans la mise en œuvre des résultats de tels travaux, les acteurs réfléchissent à l’élaboration de mécanismes qui facilitent l’adoption des engrais par les petits exploitants. Parce que l’objectif final, c’est d’impacter positivement les revenus des producteurs générés par la vente du cacao.

OCP a développé tout un ensemble de fertilisants et de cartes de sols pour améliorer les rendements du cacao, café, maïs…Quelle appréciation portez-vous à la qualité de ces recherches ?

Le plus important pour ce type de recherche réside dans la flexibilité et l’adaptabilité. La flexibilité, c’est surtout la capacité de l’OCP à formuler des engrais spécifiques aux cultures des pays du Sud à travers ses infrastructures présentes dans les pays d’Afrique sub-saharienne (Mali, Côte d’Ivoire, Guinée, etc.). Mais il y a aussi l’adaptabilité de ces innovations aux conditions pédoclimatiques des pays; OCP, en tant que leader mondial de l’industrie des engrais phosphatés, travaillent étroitement avec les instituts de recherches agronomiques des pays du Sud pour évaluer l’efficacité des fertilisants et ainsi proposer des recommandations durables aux petits exploitants agricoles. C’est en ce sens une approche participative qu’il faut saluer et encourager.

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