C’est une annonce-choc qu’a faite hier le chef de l’Etat bissau-guinéen, Umaro Mokhtar Sissoko Embalo, président en exercice de la Cédéao, au détour d’une petite phrase lors de la conférence de presse commune avec son homologue français Emmanuel Macron :
«Nous travaillons sur le projet de création d’une force anti-putsch dans la région», une sorte de «gardienne de la démocratie». Il y a déjà sur la table de la Cédéao un projet de création d’une force anti-coups d’Etat, a révélé le président de la Guinée Bissau sous les yeux ébahis des journalistes présents au point de presse.
Il s’agit d’un avertissement et d’un message de dissuasion très ferme envers les colonels et autres hommes en treillis si souvent tentés de mettre entre parenthèses la vie constitutionnelle des Etats de la sous-région au motif de régler des crises politiques.
«Tout le monde doit comprendre que nous sommes au 21e siècle et qu’il est inadmissible et inacceptable de faire des coups d’Etat», met- en garde le président en exercice de la Cédéao. «On doit arrêter de penser qu’il y a un fast track pour arriver au sommet de l’Etat ; Il y a des procédures et un processus à respecter», a fermement rappelé Umaro Sissoko Embalo. C’est le peuple, seul souverain, qui a le droit de sanctionner les dirigeants politiques et non pas les militaires qui se lancent dans des putschs ! Les oreilles des juntes au pouvoir à Bamako, Ouagadougou et Conakry ont sifflé très fort hier.





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