Réagissant au communiqué de Kigali du 24 octobre 2022, Kinshasa dit que la teneur de ce communiqué révèle un nouvel aveu clair et irréfutable que c’est le Rwanda qui opère derrière le M23.
«Car, comment comprendre qu’un gouvernement étranger prenne la défense d’un groupe armé, de surcroît terroriste, dans un autre Etat ? Comment vouloir dénier à une armée nationale son devoir légitime de remplir sa mission constitutionnelle de protéger sa population et les Institutions légales de la République face à des terroristes qui n’ont pour objectif que de semer mort et désolation», a écrit Kinshasa, dans son communiqué du 25 octobre 2022.
Selon Kinshasa, ‘‘l’attitude du président rwandais Paul Kagame démontre à suffisance sa stratégie d’ingérence permanente dans les affaires internes de la RDC pour maintenir un climat de terreur dans cette partie et ainsi continuer l’œuvre des pillages mondialement reconnue.’’
Pour rappel, dans son communiqué du 24 octobre, Kigali a dénoncé une provocation continuelle des forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). «Le gouvernement de la RDC est décidé à poursuivre l’escalade militaire. En outre, les FARDC continuent d’opérer aux côtés de milices armées irrégulières dont les FDLR», avait dénoncé Kigali, notant que l’intensification des nouvelles attaques par les FARDC contre le M23, un groupe armé congolais est une violation manifeste des mécanismes de sécurité régionaux convenus.
Dans son communiqué, Kigali avait souligné que ‘’ l’incitation publique à la haine sur la base de l’appartenance ethnique se poursuit».
Ce que rejette à son tour Kinshasa : «Il n’existe aucune incitation publique à la haine sur la base d’appartenance ethnique. Le discours dangereux que propage le Rwanda vise à semer la division au sein de nos populations.»
Pour Kinshasa, ‘’si le M23 était véritablement défenseur d’une communauté congolaise, les populations ne se déplaceraient pas autant ni ne mouraient pas si nombreuses à cause de sa barbarie.’’
Cette position du Rwanda contrarie ses engagements souscrits dans les différents processus de paix à Nairobi, à Luanda et à New York autour du président français où toutes les parties ont convenu de mettre fin aux groupes armés notamment M23 : «Le gouvernement congolais rappelle au Rwanda que ses velléités interventionnistes et expansionnistes ne seront jamais tolérées», prévient-il.
Tout en réaffirmant son engagement dans les différents processus de paix, la RDC se dit déterminée à mettre fin aux activités criminelles et terroristes du M23 soutenu, selon Kinshasa, par Kigali. «Nous sommes déterminés à défendre notre intégrité territoriale et la souveraineté nationale», mentionne ledit communiqué.





Rwanda
République démocratique du Congo
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)




