Le chef d’état-major de l’armée nigériane Lucky Irabor a annoncé avoir liquidé Abu Musab al-Barnawi, chef de l’Etat Islamique en Afrique de l’Ouest.
«Je peux vous confirmer avec autorité qu’al-Barnawi est mort», a assuré le patron de l’armée nigériane à la presse, jeudi 14 octobre. Il n’a cependant pas donné aucun détail sur la date et les circonstances de ce décès. Ce n’est pas la première fois qu’Abuja fait ce genre de déclaration. Ces dernières années, l’ancien leader du groupe Boko Haram, Abubakar Shekau, avait été plusieurs fois donné pour mort par Abuja, mais avait toujours démenti ces propos dans des vidéos.
Ainsi, ces annonces plusieurs fois contestées ont contribué à affaiblir la crédibilité des autorités nigérianes, bien que la mort d’Abubakar Shekau ait fini par être confirmée récemment par ses bourreaux du groupe rival Aswap. Pour l’heure, ceux-ci n’ont toujours pas fait de déclaration sur le décès annoncé de leur leader.
L’Iswap est un groupe djihadiste issu du groupe Boko Haram, et qui a prêté allégeance à l’EI. Depuis la mort de Shekau, les experts craignent que l’organisation terroriste gagne en puissance en intégrant dans ses rangs les combattants encore fidèles à Boko Haram.





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![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)



