Le Président ivoirien Alassane Ouattara a effectué, samedi 29 avril une visite d’amitié et de travail à Libreville au cours de laquelle il s’est entretenu avec son homologue gabonais, Ali Bongo Ondimba.
Un communiqué de la présidence ivoirienne précise que cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement et de la consolidation des excellentes relations d’amitié, de fraternité et de coopération qui existent entre la Côte d’Ivoire et le Gabon.
A cet égard, le Président Ouattara a révélé que le Premier ministre gabonais et son gouvernement auront une séance de travail avec la partie ivoirienne pour passer en revue l’état de la coopération entre les deux pays et programmer la prochaine réunion de la grande Commission mixte de coopération qui permettra de prendre des décisions sur des dossiers précis.
Le Président de la République a félicité pour l’occasion son homologue gabonais pour son engagement en faveur de la protection et de la préservation de l’environnement ainsi que pour l’organisation réussie du ‘’One Forest Summit’’, en mars 2023, au Gabon, qui a mis en lumière les conséquences néfastes de la pollution et de la dégradation de notre écosystème, en particulier en Afrique.
Il a souhaité, selon le communiqué, que les recommandations de ce Sommet soient effectivement appliquées d’autant que le continent africain contribue très peu à cette dégradation de l’environnement, soit 4% de la pollution mondiale.
Evoquant la crise russo-ukrainienne et ses conséquences sur les économies africaines, le Chef de l’Etat a précisé qu’en Côte d’Ivoire, «les choses se passent relativement bien, avec un taux d’inflation d’environ 5%, malgré la hausse des coûts des produits alimentaires. Toute chose qui a amené l’Etat à dégager d’importantes ressources financières pour subventionner certains produits afin de préserver le pouvoir d’achat des populations», souligne-t-on.
Enfin, sur la question de la monnaie unique ouest-africaine, l’Eco, M. Ouattara a indiqué que des discussions continuent d’être menées, aussi bien au niveau des Chefs d’Etat que de la Commission de la CEDEAO, affirmant que des progrès importants ont été faits sur la question de la convergence, notamment en matière d’inflation, de croissance et de déficit.
Ainsi, en 2020, un certain nombre de pays, dont la Côte d’Ivoire, avaient déjà rempli la quasi-totalité des critères de convergence, note le communiqué, ajoutant que malheureusement, la pandémie de Covid-19 a créé un déficit et des taux d’inflation importants, surtout dans les pays aux monnaies à taux de change flexible.
Au regard de cette situation, le président ivoirien pense que l’Eco ne pourra pas être mise en place avant quelques années, fait savoir la même source.





Côte d’Ivoire
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