Le Sénégal a pris le relais de la présidence tournante de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA), au cours de cette année, en remplacement de la République démocratique du Congo (RDC).
« Le Sénégal, membre fondateur de l’OHADA, occupe pour la deuxième fois, après 2008, la présidence de cette instance regroupant 17 pays africains », a dit la ministre sénégalaise de la Justice, Aïssata Tall Sall lors d’une cérémonie officielle organisée mardi à Dakar.
Mme Sall va durant cette année assurer la présidence du Conseil des ministres de ladite organisation. La présidence de la conférence des chefs d’État de l’OHADA revient aussi au Sénégal.
« En héritant de la présidence de cette haute institution de coopération, d’intégration et d’harmonisation du droit des affaires, je peux vous assurer de notre engagement […] à davantage baliser la voie vers la concrétisation de la volonté des pères fondateurs d’instaurer […] une communauté économique africaine, comme celle de nos États membres », a souligné la ministre de la Justice.
S’exprimant lors de la cérémonie de passation des charges avec son homologue congolaise, Rose Mutombo Kiese, Mme Sall a évoqué le « vaste chantier » que le Sénégal est censé conduire au cours des douze prochains mois, notamment la « redynamisation » de l’organisation de 17 pays membres.
Selon Aïssata Tall Sall, le Sénégal va s’atteler à « la finalisation d’un acte uniforme extrêmement important sur le droit international privé, qui est en chantier » au sein de l’OHADA.
S’y ajoute « la tenue de la conférence des chefs d’État de l’OHADA, qui ne s’est pas tenue depuis dix ans », a indiqué Mme Sall, relevant que la réforme de la Cour commune de justice et d’arbitrage de l’organisation et du statut de son personnel va également préoccuper le Sénégal.
Créée en 1993, l’OHADA a pour mission d’harmoniser le droit des affaires en Afrique, afin de garantir, dans ses États membres, une sécurité juridique et judiciaire pour les investisseurs et les entreprises.
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