
Si l’Afrique est le continent qui enregistre la croissance économique la plus forte avec des chiffres allant de 5% à plus de 10% dans certains pays, elle doit entreprendre des réformes audacieuses pour lutter contre les inégalités pour la rendre durable et non erratique. Sinon, cette croissance ne sera pas bien répartie pour l’éclosion d’une classe moyenne en mesure de consommer. En substance, c’est le conseil que prodigue Christine Lagarde, Directeur général du FMI, aux Africains le 9 mai à Rabat au Maroc lors de sa Conférence de presse. Concernant le Maroc, elle estime qu’en dépit d’un potentiel considérable, le royaume doit surmonter un certain nombre d’obstacles pour accélérer sa croissance et en faire mieux partager ses bienfaits. « J’ai encouragé les autorités à poursuivre des réformes budgétaires difficiles et à mettre en œuvre un programme de reformes structurelles visant à rehausser la compétitivité, à améliorer le climat des affaires et à créer davantage d’emplois. Il reste essentiel de s’employer à dégager un consensus sur les réformes les plus importantes, par exemples celles des subventions ou des retraites. »










![Tribune | Le retour de la politique industrielle : ْْune fenêtre d’opportunité éphémère pour l’Afrique [Par Dr. Sidi Mohamed Dhaker] Parfois, l’histoire ne se répète pas, mais parvient avec insistance à rimer avec elle-même. C’est l’un de ces moments : le retour, ou plutôt la résurgence, de la politique industrielle. Longtemps considérée comme une erreur économique notamment par les institutions de Bretton Woods, elle s’affirme aujourd’hui comme l’outil indispensable dans un monde fragmenté, instable et résolument concurrentiel.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/07/Le-Benin-fait-le-pari-du-textile-pour-industrialiser-son-economie--450x300.jpg)
