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Les raisons d’investir au Sénégal.

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L’environnement politique stable du Sénégal, offrant qui plus est une situation géographique favorable en plus d’institutions solides, font de ce pays une terre d’accueil très favorable aux investissements et à la création d’entreprise.

Le gouvernement sénégalais a par ailleurs mis en place une politique très favorable aux investisseurs étrangers, mettant l’accent sur l’amélioration du climat des affaires. Le Sénégal est en effet l’un des pays d’Afrique bénéficiant de la plus rapide croissance économique du continent.

Le pays de la Teranga offre un environnement économique très favorable

Le taux de croissance du PIB du Sénégal prévu en 2022 est de 6%, se classant parmi les trois économies les plus dynamiques d’Afrique, juste derrière la Côte d’Ivoire et la Tanzanie. Le taux d’inflation du Sénégal en 2020 n’était que de 2,1%, (1,8% prévu en 2022) et sa politique monétaire reflète l’objectif de stabilité économique et de croissance. Depuis 2004, sa monnaie régionale, le franc CFA, est stable à la parité de 655,96 francs CFA par euro. Cette croissance est soutenue par les exportations et les investissements étrangers et locaux.

Le Sénégal a également mis en œuvre une série de réformes économiques dans le cadre du Plan Sénégal Émergent (PSE) adopté en 2014 pour accélérer le processus d’une économie diversifiée et dynamique d’ici 2035. Le PSE vise à promouvoir la santé des finances publiques, à accroître l’épargne publique pour soutenir un plus grand investissement public dans le capital humain et les infrastructures publiques ; et envisager des réformes structurelles pour attirer les investissements étrangers directs (IDE), stimuler l’investissement privé et promouvoir la diversification des exportations. Il se concentre sur quatre secteurs clés pour parvenir à une croissance inclusive, notamment l’énergie, l’agriculture et les terres, les technologies de l’information et de la communication et les transports.

Les banques encore frileuses

Le gouvernement se concentre sur des projets d’infrastructure pour réduire les coûts de transaction et faire du pays un centre d’affaires régional pour la logistique, les services et l’industrie. Selon le «Rapport 2016 sur l’environnement des affaires» de la Banque mondiale, la Chine est l’un des meilleurs réformateurs des affaires au monde, se classant parmi les dix meilleurs  pendant deux années consécutives. Le Sénégal participe également activement à un certain nombre d’organisations internationales liées à l’investissement et est membre de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI), du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) et de l’Agence Multilatérale de Garantie des Investissements (MIGA). En outre, le Sénégal a créé un centre d’arbitrage des investissements en 1998, qui est géré par la Chambre de commerce de Dakar.

Malgré cela, les banques privées semblent encore très réticentes, et financer son entreprise au Sénégal peut s’avérer compliqué tout particulièrement pour les PME. Les banques en effet sont plus attentives aux grandes entreprises, et ont généralement adopté, pour évaluer les risques, les mêmes process que pour les grandes sociétés. L’omniprésence du secteur informel y est certainement pour quelque chose, mais force est aussi de constater que de très nombreux entrepreneurs pèchent par manque de compétences et de formation, ce qui rend les banques encore plus prudentes.

Une bonne insertion internationale

Le pays a conclu des traités d’investissement bilatéraux avec l’Australie, le Danemark, la Finlande, la France, l’Italie, le Japon, les Pays-Bas, la Roumanie, la Corée du Sud, l’Espagne, la Suisse et les États-Unis. Le Sénégal a également conclu une convention fiscale avec la France, le Mali et les pays africains francophones de l’Organisation conjointe Afrique et Madagascar (OCAM). Le cadre réglementaire du Sénégal comprend un système d’incitation à l’investissement visant à améliorer l’environnement des affaires et à soutenir l’investissement privé et étranger. Les garanties de base fournies par le Code sont la prévention de la nationalisation, la stabilité de la monnaie, le libre rapatriement des bénéfices et des fonds, et l’égalité de traitement entre les entités locales et étrangères qui reçoivent des matières premières, des incitations douanières et fiscales.

Les incitations fiscales comprennent une exonération de trois ans des droits d’importation sur les biens d’équipement et une exonération de la taxe sur la valeur ajoutée sur la production et l’achat de produits et services locaux. La récente découverte de pétrole et de gaz naturel pourrait amener le secteur énergétique du Sénégal dans un nouveau domaine et affecter la structure économique du pays. Les réserves de pétrole récupérables sont estimées entre 35 et 500 millions de barils. Cela équivaut à plus de 65 000 barils de pétrole par jour. Les réserves de gaz naturel sont estimées à environ 590 milliards de mètres cubes. Bien que les performances économiques des deux dernières années soient louables, certaines améliorations doivent encore être apportées pour renforcer la voie d’une croissance durable et rapide.

Un excellent environnement économique malgré quelques lacunes

Le Sénégal souffre toujours d’une importante pénurie d’infrastructures, notamment dans les communautés rurales qui n’ont pratiquement pas accès aux équipements socio-économiques (eau, transport, énergie et services économiques). Il existe de plus de grandes différences régionales. Le secteur agricole, dont dépend 60 % de la population, reste tributaire des cultures pluviales, qui sont vulnérables aux intempéries.

Le Sénégal s’est engagé à améliorer son environnement commercial. Le pays a adopté en 2013 le programme triennal pour les réformes de l’environnement et de la compétitivité des entreprises, régulièrement mis à jour depuis. Les récentes mesures comprennent la réduction de la taxe de transfert de biens de 5%, contre 10% en 2013. Le capital minimum requis ainsi que des droits de timbre pour créer une entreprise ont été supprimés en 2015. Selon le Rapport de la Banque mondiale de « Doing business », le pays est l’un des meilleurs réformateurs et parmi les dix premiers pays à améliorer son environnement économique. Notons également que le Sénégal a annoncé sa candidature pour l’organisation du Forum Mondial de l’Economie Sociale et Solidaire. 

Crise sanitaire et relance

En raison de conditions économiques moins favorables, les autorités sont désormais contraintes d’ajuster leurs priorités budgétaires pour 2021-2023.

En effet, le Sénégal a été touché de plein fouet par la pandémie de Covid-19. De fait, conjointement avec les services du FMI  un nouvel accord sur les mesures économiques et financières à mobiliser a été signé. C’est lors d’une visite virtuelle menée entre le 6 et le 27 avril dernier, que Corinne Deléchat, Cheffe de mission du FMI, a pu rencontrer le ministre sénégalais des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo.

Les deux parties se sont également mises d’accord sur les contours d’un plan de financement de 650 millions de dollars sur dix-huit mois, au titre de la facilité de crédit de confirmation et du mécanisme d’accord de confirmation.

Pour le moment, l’étude attentive du dossier par le Conseil d’administration du FMI se déroulera à titre provisoire au début du mois de juin 2021. D’ici à 2023, les pouvoirs publics espèrent revenir progressivement à un déficit de l’ordre 3% du produit intérieur brut .

 

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