Le Secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, a exhorté la junte malienne à œuvrer au respect des délais convenus pour le transfert du pouvoir aux civils.
Cette mise en garde ressort du rapport du Secrétaire général de l’ONU sur la situation au Mali du 1er janvier au 30 mars 2023 et qui sera présenté mercredi 13 avril, devant le Conseil de sécurité. Antonio Guterres s’inquiète du retard dans l’exécution de certaines activités essentielles, notamment l’installation des antennes locales (coordinations) de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) et le processus du référendum constitutionnel.
«A moins d’un an de la fin prévue de la transition, il incombe aux autorités maliennes de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour accélérer ce processus de sorte que l’ordre constitutionnel soit rétabli dans les délais convenus», suggère le Secrétaire général de l’ONU.
Les auteurs du rapport qui sera examiné mercredi par le Conseil de sécurité précisent que l’année 2023 sera décisive pour le Mali, plusieurs élections étant prévues dans le cadre du rétablissement de l’ordre constitutionnel au premier trimestre de 2024. «Ce processus doit être mené à bien dans les délais fixés car il contribuera à poser les fondements d’une gouvernance démocratique conformément aux engagements internationaux pris par le Mali», insistent-ils.
Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a indiqué dans un mémorandum que «la mise en œuvre diligente du chronogramme de la transition demeure une priorité de Bamako. Ainsi, le report annoncé du référendum constitutionnel, initialement prévu le 19 mars 2023, participe de la volonté du gouvernement de prendre les mesures nécessaires en vue d’une bonne organisation dudit référendum à travers la pleine opérationnalisation de l’Autorité Indépendante de Gestion des Elections (AIGE), y compris la mise en place de ses sections régionales et la vulgarisation du projet de Constitution ».
En outre, Diop réaffirme que «l’engagement des Autorités de la Transition à poursuivre les avancées politiques dans la conduite de la Transition s’est manifestée en outre par l’adoption par le Conseil National de la Transition (CNT), des textes portant révision de la loi électorale, dont les amendements visent notamment la participation effective de tous les citoyens maliens aux consultations électorales, l’introduction de la carte nationale d’identité biométrique sécurisée pour prévenir la fraude électorale, la réduction du temps de mise en place des démembrements de l’AIGE, qui est passé de 6 mois, à trois au plus, en vue de respecter le délai de la Transition». L’opposition malienne ou ce qu’il en reste, soupçonne la junte de manœuvrer pour proroger la durée de la Transition.





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