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Mauritanie/BCM : large satisfecit du conseil de politique monétaire

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Le Conseil de politique monétaire de la Banque centrale de Mauritanie (BCM) a décidé de maintenir en l’état la stratégie qu’elle mène en cette période de pandémie du nouveau coronavirus, jugeant qu’elle a porté ses fruits.

Cette décision prise lors de la réunion périodique tenue le 24/11/2021 découle d’un large satisfécit se basant sur l’analyse de l’évolution récente de la conjoncture économique nationale et internationale.

Cheikh El Kebir Moulaye Taher, Gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie

Au niveau national, l’activité économique a été marquée, au cours du troisième trimestre de 2021, par la hausse de la production du fer par rapport au deuxième trimestre. Certains secteurs notamment ceux de l’or, du cuivre, de la pêche et des «Bâtiment et travaux publics» ont enregistré des baisses de leur activité.

Sur le plan monétaire, la situation en fin septembre 2021 se caractérise par une croissance de la masse monétaire de 18,9%, en glissement annuel, soutenue par la progression des avoirs extérieurs nets de 73,2%, les actifs intérieurs nets s’étant repliés de 1,5%.

Sur le marché monétaire, le taux moyen pondéré mensuel des bons du trésor s’établit à 1,8% en septembre 2021 au lieu de 2,3% juin 2021. Quant au taux du marché interbancaire, il est resté stable à 5,5%.

Le taux débiteur moyen appliqué par les banques à la clientèle est ressorti à 11% au troisième trimestre 2021, en légère hausse par rapport au niveau de 10,7% enregistré au trimestre précédent. Pour ce qui est de l’inflation, elle est passée de 2,9% en glissement annuel en juin de 2021 à 4,7% en septembre de 2021.

En moyenne annuelle, le taux d’inflation s’est accru de 2,1% à 2,7% sur la même période. Cette évolution reflète essentiellement le renchérissement des produits importés notamment les produits alimentaires en liaison avec les tensions sur l’offre et la hausse des coûts du transport maritime.

Sur le plan international, la reprise économique mondiale se poursuit avec des divergences dans les trajectoires de croissance entres pays, en rapport avec l’allègement des restrictions sanitaires liées à la pandémie de Covid-19. La reprise se confirme dans les principaux pays avancés qui ont réussi à vacciner les deux tiers de leurs populations contre moins d’une personne sur dix dans les pays à faible revenu.

En 2021, la croissance mondiale se situerait à 5,9%, selon les prévisions du FMI.

Dans les pays avancés, la hausse du PIB devrait atteindre 5,2% contre 6,4% dans les pays en développement. La reprise de l’activité économique mondiale s’est accompagnée d’une hausse générale des prix en liaison notamment avec les contraintes d’approvisionnement et le renchérissement du pétrole, des produits alimentaires et des coûts du fret maritime.

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