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Mauritanie : l’ex président Aziz placé en garde à vue

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L’ex président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a été interpelé, lundi, en fin d’après-midi, par la police chargée des crimes économiques dans le cadre de l’enquête sur les biens mal acquis engagée par une Commission parlementaire depuis plusieurs mois. 

L’audition de l’ex-chef de l’Etat mauritanien a eu lieu au siège de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), selon son conseil qui ajoute qu’Aziz a été placé en garde à vue.

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C’est une nouvelle tournure des évènements qui engage le pays dans une crise politico-judiciaire dont les prémices ont été, trois mois après l’élection présidentielle du 22 juin 2019, la tentative de l’ex président de revenir au devant de la scène en cherchant à prendre les rênes de l’Union pour la République (UPR), le parti au pouvoir.

L’arrestation ferait suite à la découverte par la police de nombreux entrepôts avec plusieurs centaines de voitures 4X4, de véhicules blindés de grandes valeurs et de camions et chargeurs. Mais elle serait surtout liée à la conférence de presse qu’Aziz comptait faire dans sa vaste demeure du Ksar ce mardi pour revenir sur les raisons de la discorde entre lui et son ami de plus de quarante ans, l’actuel président Ghazouani

Abandonné par tous ses soutiens de ces dix dernières années, y compris d’anciens ministres qui l’ont accablé en déclarant à la Commission d’enquête parlementaire (CEP) qu’ils ne faisaient qu’obéir aux ordres, Aziz fait face aujourd’hui à une justice dont il s’est toujours servi pour « casser » ses opposants ou les pousser à l’exil. Les révélations sur l’importance des biens détournés chiffrés à des milliards d’ouguiyas en immobiliers à Nouakchott et à Nouadhibou ne seraient que la partie émergée de l’iceberg.

Principal auteur du coup d’Etat, le 03 août 2005, contre le président Taya, Aziz va s’emparer du pouvoir en renversant, le 06 août 2008, le président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi qu’il a aidé à remporter l’élection de juin 2007. Il cède le pouvoir en 2019 après deux mandats bien « remplis » et s’être assuré que son remplaçant sera bien ce Ghazouani, ex général chef d’état-major des armées, qu’il avait présenté comme un « autre lui-même ».

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