La crise diplomatique entre le Tchad et le Cameroun est passée, a laissé entendre, mercredi 26 avril, le Secrétaire général de la présidence de la République du Cameroun, Ferdinand Ngoh Ngoh, depêché à N’Djamena par Paul Biya pour remettre un message à son homologue tchadien, le Général Mahamat Deby Itno.
«Toutes les questions ont été abordées et certaines incompréhensions ont à cette occasion été dissipées», a confié à la presse le Secrétaire général de la Présidence de la République du Cameroun à la sortie de l’audience avec le chef de l’État du Tchad. Cette mission de Ferdinand Ngoh Ngoh au Tchad intervient après le rappel «pour consultation» par N’Djamena, de son ambassadeur à Yaoundé le 20 avril dernier. Elle fait suite à des tensions entre les deux pays, en rapport avec le contrôle du pipeline Tchad-Cameroun. Cet oléoduc de 1 070 km, dont plus de 900 km se trouvent sur le territoire camerounais, permet au Tchad d’exporter sa production pétrolière sur le marché international.
Dans un communiqué lu à la télévision nationale tchadienne le 20 avril, N’Djamena a dénoncé le pacte d’actionnaires conclu le même jour, entre la Société nationale des hydrocarbures (SNH), la société nationale camerounaise d’exploration et d’exploitation pétro-gazière et la junior britannique Savannah Energy. L’accord prévoit le rachat de 10% des parts Savannah Energy, avec qui le Tchad est en conflit pour l’acquisition des actifs d’ExxonMobil dans le projet, dans Cameroon Oil Transportation Company (Cotco) par la SNH.
A N’Djamena, cet accord était considéré comme le renforcement du soutien du Cameroun à son «ennemi» Savannah, surtout que dans leur deal ces derniers se sont engagés à se soutenir mutuellement. Dans le même communiqué, le Tchad a également fustigé des «agissements inamicaux posés par les représentants du Cameroun lors des conseils d’administration de Cotco». Le gouvernement tchadien a, par ailleurs, fustigé le blocage par Yaoundé de son opération d’achat des actifs du groupe brésilien Petronas dans le projet.





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