L’homme d’affaires et milliardaire Aliko Dangote, vient de poser une nouvelle pierre à la consolidation de son impressionnant empire industriel. L’industriel nigérian a déposé une demande pour la construction d’un port maritime à Olokola, dans l’Etat d’Ogun, au sud-ouest du Nigeria. Une initiative spectaculaire qui relance un projet à l’abandon depuis plus de dix ans, et qui s’annonce comme un tournant pour les chaînes logistiques du pays
Olokola n’est pas un choix anodin, c’est ici même que le groupe Dangote avait initialement envisagé d’implanter sa raffinerie et son complexe d’engrais, avant de transférer le projet à Lagos en raison des désaccords profonds avec les autorités locales. Le climat politique étant apaisé et les besoins en infrastructures toujours plus croissants, l’homme d’affaires veut donner une seconde vie à ce site stratégique, situé à 100 kilomètres des installations pétrochimiques de son groupe à Lekki.
Ce futur port maritime sur l’Atlantique annoncé comme «le plus grand et le plus profond du Nigeria,» vise à désengorger les installations portuaires de Lagos, notamment le terminal en eau profonde de Lekki, et offrir un débouché pour les produits industriels et énergétiques du groupe Dangote. «Ce n’est pas que nous voulons tout faire nous-mêmes, mais je pense que cela peut inciter d’autres entrepreneurs à se lancer,» a martelé Aliko Dangote dans un rôle de lièvre qu’il apprécie particulièrement.
Concrètement, le port permettra d’exporter du gaz naturel liquéfié (GNL), grâce à un pipeline envisagé entre le delta du Niger et la côte sud, de centraliser les flux logistiques liés à la distribution d’engrais, actuellement acheminés depuis la jetée privée de sa raffinerie et surtout, de renforcer la connectivité entre ses différents sites industriels (raffinerie, usine d’urée, production de carburants) et les marchés ouest-africains.
L’un des volets les plus stratégiques de ce projet concerne l’ambition de Dangote d’entrer sur le marché du GNL, jusque-là dominé par Nigeria LNG, une coentreprise entre l’État et les majors mondiaux comme Shell, TotalEnergies ou Eni.
Le modèle économique s’appuie sur l’approvisionnement en gaz du delta du Niger, une région riche en hydrocarbures, où Dangote capte déjà du gaz pour alimenter son usine d’engrais et produire de l’ammoniac, ingrédient essentiel pour la fertilisation agricole.





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