« Avec un taux de croissance du PIB réel estimé à 6,1% en 2024 et des prévisions stables autour de 6,3% pour 2025-2026, la Côte d’Ivoire confirme son dynamisme stables, » a expliqué Kadio Lionel Kouao, économiste pays à la BAD qui prenait part, lundi à Abidjan, aux travaux d’une rencontre autour du thème « tirer le meilleur parti du capital de la Côte d’Ivoire pour favoriser son développement, » à l’occasion de la présentation du dernier Rapport- pays de la BAD
L’expert a fait savoir également que l’inflation est en baisse (3,5% en 2024 contre 4,4% en 2023), alors que le déficit budgétaire s’est réduit à 4% du PIB contre 5,2% l’année précédente, déplorant par ailleurs le fait que la mobilisation des ressources demeure faible.
Le taux de pression fiscale quant à lui, a atteint 13,8 % du PIB, bien en deçà du seuil communautaire de 20 %, a-t-il poursuivi, faisant savoir que le poids du secteur informel et l’insuffisante exploitation de leviers fiscaux (impôt foncier, e-commerce) freinent les recettes.
Dans ce sens, il a relevé que la BAD suggère à la Côte d’Ivoire d’investir davantage dans le capital humain, notamment la santé, la formation et l’adéquation des compétences au marché de l’emploi.
Le capital naturel de la Côte d’Ivoire (95 % renouvelable) demeure sous-valorisé, faute de comptabilité environnementale efficace, estime-t-il, notant que la lutte contre la corruption, la sécurisation du foncier et l’amélioration du climat des affaires demeurent essentielles pour attirer les investissements.
De l’avis de la BAD, la Côte d’Ivoire doit mobiliser 3,2 milliards de dollars US par an (environ 3,5 % du PIB) pour atteindre ses objectifs de développement durable d’ici 2030.
Marcelin Cissé, du ministère de l’Économie, du Plan et du Développement, a mis en avant les priorités des autorités ivoiriennes, notamment la création d’un environnement socio-économique stable et l’amélioration du taux de bancarisation. « Le défi pour nous, c’est de développer un environnement socio-économique stable et de renforcer le taux de bancarisation », a-t-il dit.
De son côté, Joseph Ribeiro, Directeur général adjoint pour la région Afrique de l’Ouest à la BAD s’est attardé sur l’engagement fort de l’institution en Côte d’Ivoire.
« La BAD intervient dans de nombreux domaines en Côte d’Ivoire. Elle est le deuxième financeur du secteur rural, après l’État, » a-t-il précisé, avant de plaider en faveur de la digitalisation des systèmes afin de faciliter l’insertion des jeunes.
La cérémonie de lancement du Rapport-Pays s’est déroulée en présence d’un parterre de décideurs politiques, d’économistes, de partenaires techniques et financiers, ainsi que des représentants du secteur privé.





Côte d’Ivoire
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