Les autorités de concurrence européennes sont de plus en plus nombreuses à se pencher sur les restrictions imposées par Apple au ciblage publicitaire sur ses iPhone.
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Après la CMA britannique et les gendarmes français et polonais l’an dernier, l’Autorité de concurrence en Allemagne a ouvert hier (ndlr : mardi 14 juin) une procédure contre le géant américain. Le régulateur allemand soupçonne Apple de s’être accordé un traitement préférentiel à l’occasion de la mise en place de l’« App Tracking Transparency »)- ce mécanisme qui oblige les développeurs d’applis iOS à recueillir le consentement des utilisateurs avant de partager leurs données avec des tiers à des fins publicitaires.
« deux poids, deux mesures »
«Un groupe tel qu’Apple, qui est en situation d’imposer unilatéralement des règles pour son écosystème, en particulier pour son App Store, devrait concevoir des règles pro compétitives. Nous avons des raisons de douter que ce soit le cas lorsque nous voyons que les règles d’Apple s’appliquent aux tierces parties, mais pas à Apple lui-même », souligne Andreas Mundt, le président de l’autorité de la concurrence allemande dont les propos sont rapportés par notre confrère Les Echos.
Pour les médias allemands qui avaient saisi le régulateur, comme pour les associations de publicitaires qui avaient saisi l’autorité française dès l’automne 2020, Apple pratique un « deux poids, deux mesures » illégal. D’un côté, la firme américaine leur impose une fenêtre de recueil du consentement qui se traduit par une moindre capacité à personnaliser la publicité affichée dans leurs applis. De l’autre, Apple s’estime autorisé à utiliser les données qu’il possède sur ses utilisateurs, sans leur demander aussi explicitement leur consentement – au motif que ces informations ne sont pas transmises à des tiers mais simplement utilisées en interne pour l’activité publicitaire florissante d’Apple.





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