Le gouvernement burkinabè a adopté, 13 novembre 2024, en conseil des ministres, le projet de budget 2025 arrêté en recettes à 3 193,8 milliards de FCFA et en dépenses à 3 593 milliards de FCFA.
Comme fait majeur, le chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré a, lui-même, réalisé l’arbitrage en recevant chaque ministre et son équipe dans le but de recentrer les prévisions budgétaires sur les priorités du moment
Adopté en conseil des ministres, ce mercredi 13 novembre, le projet de budget exercice 2025 ambitionne d’améliorer tous les indicateurs en matière de gouvernance, d’infrastructures et de secteurs sociaux. C’est d’ailleurs, dans ce sens que le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré a, lui-même, procédé à l’arbitrage en échangeant avec chaque ministre. Un exercice qui, selon le ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, visait à réduire les charges de fonctionnement au profit d’investissements plus structurants dans des secteurs stratégiques tels que l’éducation, la santé, l’autosuffisance alimentaire, la protection sociale. «Cela a permis de réduire le déficit qui était de 3,7 % à 3,2 % donc très proche de la norme UEMOA qui est de 3 %», a-t-il expliqué à la presse.
Les quatre piliers importants du pouvoir de la Transition
En attendant le blanc-seing du Parlement de la transition, le grand argentier burkinabè s’est réjoui du fait que tous ces efforts fournis aient permis de réorienter certaines dépenses engagées pour le fonctionnement vers les secteurs sociaux, notamment l’Initiative présidentielle pour l’éducation et celle pour la santé, qui ont été dotées de moyens suffisants. Et ce, avec pour objectifs de répondre aux défis du pouvoir de la Transition qui a prévu quatre piliers importants dans son Plan d’action pour la stabilisation et le développement. Il s’agit de lutter contre le terrorisme et restaurer l’intégrité territoriale, de répondre à la crise humanitaire, de refonder l’État et améliorer la gouvernance, et d’œuvrer à la réconciliation nationale et à la cohésion sociale.
Sortir de la liste grise du GAFI
Le gouvernement burkinabè s’attèle également à faire sortir le pays de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI) depuis 2021. C’est ainsi qu’il a adopté un rapport relatif aux sanctions financières ciblées dans le cadre de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme au Burkina Faso visant à renforcer le dispositif juridique. Selon le ministre de l’Economie, parmi les lacunes du système, il était ressorti la nécessité d’appliquer, sans délai, les sanctions financières ciblées par les Nations unies. Le ministre Nacanabo rassure, pour sa part, que les sanctions à appliquer seront identifiées en cas de manquement aux dispositions.


![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-320x180.jpg)


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