L’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo, est poursuivi pour des faits de détournements de fonds en rapport avec l’indemnisation des victimes de la «zaïrianisation», à savoir les étrangers qui avaient été expropriés dans les années 1973 et 1974. Les faits, eux, remontent à l’époque où il était Premier ministre de 2012 à 2015.
D’autres faits de détournements, liés au dossier du parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo, figurent aussi sur la liste des préventions à charge du sénateur Augustin Matata Ponyo. Le procureur de la Cour constitutionnelle a obtenu du bureau du Sénat la levée de son immunité et l’autorisation de poursuites contre lui. L’instruction étant secrète, rien n’a été révélé sur le déroulement de cette première audition, ni sur le
dossier qui y a été évoqué. L’ancien Premier ministre a toujours réfuté les accusations portées contre lui par le procureur de la Cour constitutionnelle. Pour ses détracteurs, malgré la sérénité qu’il affiche, Augustin Matata Ponyo a toujours évité d’affronter la justice pour s’expliquer sur tous les faits qui lui sont reprochés. Mais dans son camp, sa défense et ses amis politiques parlent d’un acharnement en lien avec les échéances électorales de décembre prochain.
Attendu mercredi 12 juillet au parquet général près la Cour constitutionnelle, l’ancien Premier ministre ne s’est pas présenté. Selon son avocat Me Nyabirungu Mwene Songa, si c’est pour l’affaire Bukangalonzo, ce mandat de comparution est anticonstitutionnel, la Cour constitutionnelle s’étant déjà déclarée incompétente sur ce dossier.
Le sénateur Augustin Matata Ponyo avait dénoncé l’utilisation de la justice par le pouvoir en place pour l’éliminer de la course à la présidentielle prévue en décembre de cette année.





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