Fiscalité

En Ouganda, tout s’est joué en un exercice budgétaire. Une taxe journalière sur les réseaux sociaux et les transactions numériques est instaurée. Le résultat, documenté par le Rapport économique sur l’Afrique 2026 de la CEA, est immédiat : plus de 2,5 millions d’abonnés Internet perdus et une chute de 25 % des transactions mobile money en quelques mois. Les utilisateurs n’ont pas disparu. Ils sont simplement retournés au cash.

Le mobile money est devenu, en quinze ans, le principal moteur de l’inclusion financière en Afrique. Il est aussi, de plus en plus, une cible fiscale. Ces deux réalités coexistent désormais dans une contradiction qui commence à coûter cher aux économies africaines. Le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) convergent vers le même constat : taxer les transactions numériques freine l’inclusion financière sans générer les recettes espérées. Certains gouvernements commencent à corriger le tir. D’autres cherchent encore leur équilibre.

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Face à la grogne qui monte, le ministère des Finances tente de justifier l’injustifiable : «Cette taxe est perçue en contrepartie des services de base et des prestations rendus aux populations, entre autres, l’éclairage public, l’assainissement, l’enlèvement des ordures ménagères, etc.» tout en précisant que son produit sera affecté en priorité, au financement des infrastructures. Pour Yaoundé, cet impôt vise à renforcer le financement de la décentralisation en procurant des nouvelles ressources financières aux communes. De sa réforme controversée, le gouvernement espère 126,4 milliards de FCFA de recettes supplémentaires.

Le projet d’augmenter la pression fiscale sur les salaires afin de mobiliser des ressources pour les collectivités locales, est clairement une fausse bonne idée. C’est notre confrère Investir au Cameroun qui rapporte l’information. En effet, le projet de loi sur la fiscalité locale actuellement au Parlement, institue une «taxe de développement local», dont les recettes seront reversées aux communes

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Si pour le moment la production n’est pas affectée par ce «dossier», selon l’agence Bloomberg, tout changement de donne pourrait creuser l’écart entre Glencore et le groupe chinois CMOC qui l’a supplanté en 2023 pour prendre le leadership mondial de cobalt. A date, aucune déclaration officielle n’a encore été faite au sujet du litige, les détails relayés dans la presse internationale indiquent que les autorités congolaises ont pris des mesures pour obliger Glencore à payer les redevances. Ces mesures comprennent le gel des comptes bancaires et la fermeture temporaire d’un entrepôt de la filiale du groupe.

La mine de Kamoto dans la province du Katanga, où le groupe suisse Glencore a déclaré au premier semestre une production de 88.000 tonnes de cuivre et 11.700 tonnes de cobalt, est au cœur d’un différend avec les autorités fiscales, la puissante DGRAD (Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations) qui lui réclame 895 millions de dollars d’impayés de redevances

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Dans une lettre adressée aux législateurs, le Président Bola Ahmed Tinubu a expliqué que ce nouvel impôt servirait à soutenir le financement des projets de développement dans un contexte où le Budget fédéral fait face aux tensions de trésorerie.

Pour renflouer les caisses de l'Etat, le Nigéria a décidé de durcir la fiscalité des banques. Le Sénat a approuvé jeudi 18 juillet, une série d'amendements sur le projet de loi de finances. L'une des mesures phares est l'instauration d'une taxe exceptionnelle de 50% sur les profits générés en 2023 par les banques du fait de la dépréciation du naira.

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