Nouveau glissement de calendrier pour le port minéralier de Bargny-Sendou. Initialement attendu en 2025, le projet ne sera finalement opérationnel qu’à la fin de 2026. Un report assumé par les autorités sénégalaises, qui misent sur cette infrastructure clé pour renforcer les capacités logistiques du pays et désengorger le port de Dakar.
La mise en service du port minéralier de Bargny-Sendou est désormais prévue pour fin 2026. L’annonce a été faite par Senegal Minergy Port (SMP), société en charge du développement de la plateforme, à l’issue d’une audience avec le Président Bassirou Diomaye Faye.
Ce nouveau délai marque un réajustement supplémentaire pour un chantier lancé en 2017, dont la livraison était initialement programmée pour septembre 2025. Malgré ces reports successifs, les autorités réaffirment le caractère stratégique du projet pour l’économie nationale.
Un futur hub logistique au sud de Dakar
Implantée à une vingtaine de kilomètres au sud de la capitale, la plateforme portuaire de Bargny-Sendou ambitionne de devenir l’un des principaux hubs d’Afrique de l’Ouest dédiés au vrac solide et liquide. Elle ciblera en priorité les flux de minéraux, de phosphates, de céréales et d’hydrocarbures, en réponse à la montée en puissance des secteurs extractifs et énergétiques du pays.
Dans un contexte de croissance des besoins logistiques, ce port est appelé à jouer un rôle structurant dans l’exportation des ressources et l’approvisionnement du marché domestique.
Trois terminaux pour une offre multisectorielle
Selon les spécifications techniques initiales, le port s’articulera autour de trois terminaux distincts. Le premier sera dédié aux cargaisons liquides, avec des installations prévues pour le dépôt de produits pétroliers et le stockage de gaz.
Le deuxième terminal sera consacré aux activités minières, notamment les phosphates, le fer, la bauxite et le zircon. Quant au troisième, il accueillera des marchandises diverses, incluant les céréales ensachées sur site, les oléagineux, les activités de chaudronnerie ainsi que la production de matériaux de construction.
À terme, la plateforme de Bargny-Sendou devrait afficher une capacité annuelle de traitement de 20 millions de tonnes de produits minéraux, d’hydrocarbures et de céréales, selon SMP. Le projet s’inscrit dans la stratégie des autorités visant à désengorger le port autonome de Dakar, aujourd’hui saturé, tout en renforçant les infrastructures logistiques au service de la transformation économique du pays.
Ndayane, l’autre grand pari portuaire du Sénégal
En parallèle, le Sénégal mise sur un autre projet portuaire majeur à Ndayane, appelé à devenir le premier port en eau profonde du pays. D’un coût supérieur à 1 milliard de dollars US, ce chantier est confié à l’opérateur émirati DP World, chargé de la construction et de l’exploitation de l’infrastructure.
Pensés comme complémentaires, les ports de Bargny-Sendou et de Ndayane doivent redessiner la carte logistique nationale et positionner le Sénégal comme une plateforme portuaire de référence en Afrique de l’Ouest.





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