Depuis la condamnation de son leader Ousmane Sonko et la confirmation de son inéligibilité par une étonnante décision de la Cour suprême, le Pastef cherchait un plan B . A trois mois de la présidentielle, le parti a investi son numéro deux et prouvé surtout qu’il ne lâchera rien.
Bassirou Diomaye Faye, secrétaire général et numéro 2 du Pastef- parti d’opposition, est le nouveau candidat du parti pour la présidentielle de février 2024. Ce dernier a été désigné, dimanche 19 novembre, par le leader du parti, Ousmane Sonko, dont les déboires judiciaires ont entraîné le rejet de la candidature.
Depuis plusieurs semaines, le bras de fer persiste entre l’Etat du Sénégal et le Pastef. Incarcéré depuis fin juillet 2023, son leader, Ousmane Sonko, est radié des listes électorales et toutes les démarches effectuées en vue d’obtenir des fiches de parrainage nécessaires au dépôt de sa candidature ont été déboutées par la Direction générale des élections. Ses avocats, qui ont lancé plusieurs procédures judiciaires pour obtenir sa réintégration ainsi que l’annulation de la dissolution du Pastef, ont vu leurs requêtes rejetées. Vendredi dernier, la Cour de justice de la Cedeao a, tout comme la Cour suprême sénégalaise, tranché en faveur de l’Etat du Sénégal. L’instance sous-régionale a déclaré qu’aucun des droits de l’opposant encore incarcéré n’avait été violé.
Pour contourner cette impasse, le Pastef invite désormais l’ensemble de ses partisans à se mobiliser activement afin de porter le parti à la victoire présidentielle, à travers sa nouvelle tête d’affiche.
Le nouveau porte-drapeau du Pastef, Diomaye Faye, est lui aussi en détention depuis avril 2023 et y a été maintenu selon une décision rendue jeudi 16 novembre, par la Cour d’appel de Dakar. Il avait été interpellé et placé en garde à vue le 14 avril pour « diffusion de fausse nouvelle », « outrage à magistrat » et « diffamation envers un corps constitué », à la suite d’une publication sur les réseaux sociaux dénonçant les attitudes de certains magistrats.





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