La Cour d’appel de Dakar a condamné, lundi 08 mai, l’opposant Ousmane Sonko, leader des «Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité» (Pastef), à une peine d’emprisonnement de six mois avec sursis. Ce qui le rend inéligible à la prochaine présidentielle. Ça risque de chauffer.
Sonko a été reconnu coupable de diffamation et d’injure publique envers le ministre du Tourisme Mame Mbaye Niang. La peine est plus lourde qu’en première instance où le tribunal avait infligé à Sonko une peine de prison de deux mois avec sursis et le versement de 200 millions de francs CFA (333.000 dollars) à la partie civile.
Avec ce verdict, le leader des Pastef, qui n’a pas assisté au procès, voit ses chances de participer à la présidentielle de 2024 compromises, ce qui risque d’attiser des tensions déjà perceptibles. Selon l’article 29 du Code électoral, les personnes condamnées à plus de trois mois d’emprisonnement sans sursis ou à une peine d’emprisonnement d’une durée supérieure à six mois avec sursis seront retirées des listes électorales ; ce qui les rend inéligibles de facto.
Arrivé troisième à la présidentielle de 2019 avec 15% des voix, le leader des Pastef comme une partie de l’opposition affirment que ce procès ne vise qu’à l’écarter de la présidentielle de l’année prochaine.





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