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Sommet du G7 : les revendications de la Commission Économique pour l’Afrique

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Les dirigeants du Groupe des sept pays (G7), dont le Royaume-Uni, le Canada, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Japon et les États-Unis, se réunissent pour un sommet de trois jours au Royaume-Uni, du 11 au 13 juin 2021. Leurs discussions porteront principalement sur les questions liées à la relance après le Covid-19, au changement climatique et au commerce.

En amont du sommet du G7, Vera Songwe, Secrétaire générale adjointe de l’ONU et Secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) a fait part des trois points suivants, qui reflètent les attentes de l’Afrique vis-à-vis des dirigeants du G7.
Mme Songwe a fait écho à la nécessité d’une «feuille de route historique pour les vaccins où le G7 arrête de thésauriser, commence à partager le financement, les doses et la capacité de fabrication nécessaires pour assurer l’accès aux vaccins». Cela, ajoute-t-elle, signifierait «un milliard de doses données au plus tôt, avec deux milliards de doses données d’ici la fin de l’année ; l’accélérateur ACT et l’installation africaine de vaccins entièrement financés, et la technologie partagée afin que nous puissions fabriquer des vaccins, des thérapies et des diagnostics localement».
Son deuxième point concerne le besoin urgent d’un accord historique de financement et de coordination de la relance verte, tirant parti des Droits de tirage spéciaux (DTS) du FMI et des bilans de la Banque mondiale, respectant l’engagement de 100 milliards de dollars pour le financement climatique et doublant les engagements individuels de financement climatique des pays du G7.
Cela garantira que les pays africains aient accès à des liquidités et à des financements concessionnels pour investir dans une croissance durable des emplois verts pour les jeunes du continent et pour contrer la montée de l’extrême pauvreté due à la pandémie et à ses répercussions.
Le troisième point de la Cheffe de la CEA est une interrogation sur les réductions de l’aide du G7, qui «ont touché et nuit de manière disproportionnée aux pays africains (réduits des deux tiers), ont touché de manière disproportionnée les femmes (réduites de 80 à 90%) et ont frappé de manière disproportionnée les agences du système des Nations Unies telles que l’ONUSIDA, le FNUAP, ONU Femmes.
«En tant qu’Africaine, femme et travaillant pour l’ONU, imaginez ce que cela nous fait ressentir pour le Royaume-Uni en tant que partenaire de fair-play alors que nous faisons face ensemble à ces crises ».
Son message comprenait un appel au Premier ministre britannique «d’écouter la conscience au sein de son propre Parti conservateur et à travers la nation britannique au cœur généreux, et de tenir l’engagement qu’il a pris envers l’Afrique. Ceci doit être inscrit noir sur blanc ; et entrera dans l’histoire comme le Royaume-Uni ayant fait preuve d’un leadership éclairé sur le Covid et sur le climat lorsque le monde en avait le plus besoin».
Le message a été délivré au nom de Mme Songwe par Nita Deerpalsing, Directrice de la communication de la CEA, lors d’un point de presse organisé par ONE Campaign, le 10 juin 2021, avec l’ancien Premier Ministre britannique, Gordon Brown, le Directeur des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies, Dr.John N. Nkengasong, la Directrice exécutive du plaidoyer, de la campagne et des politiques pour le Fonds Save the Children, Kirsty McNeill et le Joueur de Rugby anglais, Maro Itoje.

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