Le chiffre annoncé ce mercredi 08 février par le management de TotalEnergies donne le tournis. 20,53 milliards d’euros de bénéfices engrangés en 2022 contre 16 milliards l’année précédente. C’est plus que le PIB du Sénégal et de plusieurs pays africains. La multinationale française, comme du reste tous les majors pétroliers, affichent des résultats historiques, propulsés par la guerre en Ukraine et la hausse des cours du pétrole.
Malgré la pression (injustifiée) à laquelle est soumis le major tricolore de l’énergie de la part des partis d’extrême gauche et des écologistes, TotalEnergies a annoncé ce mercredi une hausse de ses acomptes sur dividende au titre de l’exercice 2023 et son intention de racheter pour 2 milliards d’euros d’actions au premier trimestre, après avoir vu ses résultats profiter fin 2022 de prix des hydrocarbures toujours élevés, en dépit des dépréciations liées à ses participations en Russie.
« Le conseil d’administration a confirmé une politique de retour à l’actionnaire pour 2023 visant un taux de distribution entre 35% et 40%, qui combinera une augmentation des acomptes sur dividende de plus de 7% à 0,74 euro par action, et des rachats d’actions pour 2 milliards de dollars au premier trimestre, a indiqué le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, cité dans un communiqué relayé par la presse financière.
TotalEnergies prévoit pour 2023 des investissements nets de 16 milliards à 18 milliards de dollars, dont 5 milliards de dollars dédiés aux énergies renouvelables.
Le groupe pétrolier a effectué ces annonces après avoir dégagé, au quatrième trimestre, un résultat net part du groupe (ndlr : RNPG) de 3,26 milliards de dollars, contre 5,84 milliards pour la même période de 2021.
Indicateur très suivi des opérateurs de marché, le résultat net ajusté, qui retraite certains éléments comme les stocks de pétrole et les participations financières, s’est établi à 7,56 milliards de dollars au quatrième trimestre, après 6,83 milliards de dollars un an auparavant.











