À partir du 23 octobre 2025, les États-Unis d’Amérique entreront dans une nouvelle phase de gestion de l’octroi des visas de type B1/B2 (tourisme et affaires) aux citoyens mauritaniens, en vertu du décret exécutif n° 14159 intitulé « Protéger le peuple américain de l’invasion.»
Selon un communiqué officiel de l’ambassade américaine à Luanda, le nouveau système impose un mécanisme de garantie financière obligatoire géré conjointement par les ministères américains des Affaires étrangères et de la Sécurité intérieure. Les demandeurs devront déposer une somme allant jusqu’à 15 000 dollars américains à titre de garantie, via la plateforme gouvernementale officielle Pay.gov, après avoir reçu des instructions directes de l’agent consulaire concerné.
Répliques
Cette mesure a suscité une large controverse dans les milieux diplomatiques africains, étant considérée comme une escalade de la politique consulaire et une discrimination à l’encontre des citoyens du continent. La réponse la plus rapide est venue du ministère malien des Affaires étrangères, qui a annoncé l’adoption du principe de réciprocité dans la délivrance des visas aux citoyens américains. En revanche, d’autres pays comme la Mauritanie, la Zambie et la Tanzanie n’ont pas encore annoncé de position officielle, laissant la porte ouverte aux spéculations sur leurs orientations diplomatiques pour la prochaine étape.
Équations régionales et avenir des relations
Sur le plan politique, cette décision s’inscrit dans un contexte plus large d’escalade des mesures protectionnistes et migratoires dans la politique américaine, sous l’administration du président Trump, et met les relations entre Washington et les pays africains à l’épreuve, principalement en ce qui concerne les questions de sécurité et de conformité légale. La réponse des pays africains sera également un facteur important pour façonner la prochaine étape, entre l’escalade et l’adoption de politiques de riposte similaires, et le dialogue diplomatique et la recherche de solutions progressives.
La récente escalade américaine via le système de garantie de visa reflète une nouvelle orientation qui privilégie la perspective sécuritaire au détriment des relations humaines et des échanges culturels. Le débat régional se poursuivra sur l’efficacité et la capacité des pays africains à réagir, entre l’option de la confrontation et celle de l’apaisement diplomatique. En attendant les positions officielles des autres pays affectés, les voyages et la communication restent sujets à des développements sans précédent dans la relation entre le continent africain et les États-Unis d’Amérique.





Mauritanie
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