C’est l’une des toutes premières annonces faites par le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, au premier jour de sa tournée africaine dont la troisième étape sera Kigali ce mercredi 10 août.
Les Etats-Unis investiront 2 milliards de dollars sur dix ans afin de soutenir la démocratie et la bonne gouvernance en Afrique subsaharienne.
Ce financement sera mis en œuvre dans le cadre d’un programme dénommé «Global Fragility Act» qui vise à favoriser des «sociétés plus pacifiques, plus inclusives et plus résilientes dans des endroits où les conditions sont propices aux conflits ». L’initiative concerne plusieurs pays tels que le Mozambique et les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest (Bénin, Côte d’Ivoire, Ghana, Guinée et Togo).
Cette stratégie s’appuie sur «des décennies de leçons apprises en matière de prévention des conflits, comme le fait de cultiver de bonnes relations entre les dirigeants communautaires, les responsables gouvernementaux et les forces de sécurité, qui sont essentielles pour désamorcer les tensions avant qu’elles ne dégénèrent en violence, et de renforcer la résilience face aux effets déstabilisants du changement climatique», a justifié Antony Blinken.
Le document sur la stratégie africaine de l’administration Biden publié le lundi 8 août par la Maison Blanche indique qu’au-delà du renforcement des liens commerciaux, il faut surtout «sensibiliser» les dirigeants africains sur “les risques que représentent pour eux la République populaire de Chine et la Russie».
Mais la réalité de la coopération entre l’Afrique et les deux puissances concurrentes des Etats-Unis n’est pas la même. Depuis 2009, la Chine est devenue le premier partenaire commercial du continent alors que les échanges commerciaux entre les Etats-Unis et l’Afrique ont chuté, passant de 142 milliards de dollars en 2008 à 64 milliards de dollars en 2021. La Russie, elle, tire un avantage qui repose sur l’exportation des céréales, mais surtout des armes et des services de sécurité qui ont fait l’objet, ces derniers temps, de controverses.





République démocratique du Congo


![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)



Un commentaire
Mais est-ce que nous pouvons vraiment parler de démocratie en Afrique? Mais si non la somme d’argent très importante est vraiment généreuse