Le cours du cacao, principal ingrédient du chocolat atteint un niveau record, dépassant les 10.000 dollars la tonne métrique ! Cela représente une augmentation exponentielle de plus de 130% depuis le début de l’année.
Cette flambée des cours s’explique par la forte baisse de la production due aux conditions météorologiques défavorables et aux maladies des arbres en Côte d’Ivoire et au Ghana, deux pays qui fournissent deux tiers des fèves de cacao au marché international. Les fabricants de chocolat utilisent les fèves de cacao broyées pour produire la liqueur et le beurre de cacao nécessaires à la fabrication de leurs produits. Ils ont répercuté cette hausse de la matière première sur leurs prix.
Les tensions sur le marché se poursuivront jusqu’en 2025
Le phénomène El Niño a provoqué de fortes pluies en décembre dernier, ce qui a endommagé les cultures et favorisé la propagation de la redoutable maladie des cabosses noires. En outre, des facteurs tels que la chaleur extrême, le vieillissement des cacaoyers et l’exploitation minière illégale ont contribué à une chute historique de la production. Ce qui a entraîné une forte pression sur les prix, mais toujours au bénéfice des petits exploitants en raison de la cascade d’intermédiaires sur la chaîne de commercialisation. Ce qui a d’ailleurs poussé le gouvernement ivoirien à revoir à la hausse le prix de reprise du cacao aux producteurs.
A part l’effondrement de la production en Afrique de l’Ouest, les stocks de cacao dans les ports américains sont tombés à leur niveau le plus bas depuis près de trois ans. Les chocolatiers américains ont transformé 3% de fèves de cacao en moins au quatrième trimestre 2023. Pour ne rien arranger, le sucre, l’autre ingrédient clé du chocolat, a vu son prix augmenter d’environ 25% l’an dernier.
Les analystes prévoient que la pénurie mondiale de cacao atteindra sa quatrième année d’ici à 2025, avec des prévisions de plus en plus nombreuses d’El Niño qui domineront les conditions météorologiques mondiales.





Côte d’Ivoire
Ghana


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