Visiblement, le management de Boeing prend très au sérieux le problème lié au 737 Max, victime de deux accidents ayant fait au total des centaines victimes. Il annonce d’ores et déjà des mesures importantes de nature à pallier la défaillance du système de stabilisation utilisé dans ce modèle. Des mises à jour seront ainsi apportées au logiciel incriminé.

« De toute ma carrière au sein de cette grande entreprise, je ne me souviens pas avoir vécu période plus déchirante ». C’est Dennis Muilenburg, Président-directeur général de Boeing, himself, qui exprime ses sentiments dans cette période trouble que traverse sa compagnie, suite aux deux accidents de son modèle 737 Max.
Dans une longue lettre où il répond à l’enquête préliminaire concernant l’accident d’Ethiopian Air, il annonce d’importants correctifs qui avaient d’ailleurs commencé juste après le premier accident.
« Dans les premiers jours qui ont suivi l’accident de Lion Air, plusieurs équipes d’ingénieurs et d’experts techniques de haut niveau ont travaillé sans relâche en collaboration avec l’Administration fédérale de l’aviation américaine (FAA) et nos clients pour finaliser et mettre en œuvre une mise à jour logicielle garantissant que des accidents tels que les vols Lion Air 610 et Ethiopian Airlines 302 ne se reproduisent plus », confie-t-il.
Et d’ajouter: « nous sommes sur le point de la finaliser et en prévoyons la certification et la mise en œuvre sur la flotte mondiale de 737 MAX au cours des semaines à venir. Nous regrettons l’impact que peut avoir l’interdiction de vol de cet avion sur les compagnies aériennes et leurs passagers ».
Alors que tout le monde soupçonnait un défaut de fabrication du 737 Max, le PDG du leader de l’aviation mondiale a commencé par rappeler que l’histoire de l’industrie aéronautique « montre que la plupart des accidents sont causés par une chaîne d’événements ».
Selon lui, dans l’accident survenu en mars dernier et ayant fait 157 victimes, « c’est une nouvelle fois le cas ». Cependant, « nous savons que nous pouvons briser l’un des maillons de cette chaîne dans ces deux accidents. Nous avons la responsabilité d’éliminer ce risque. Il nous appartient de le faire, et nous savons comment y parvenir », soutient-il. Une manière de reconnaître implicitement la responsabilité, sinon de Boeing, du moins celle du fournisseur du stabilisateur MCAS.
Cependant, Dennis Muilenburg n’hésite pas à faire allusion à l’erreur humaine dans la survenue de ces accidents. En effet, il ajoute que : « comme nous l’ont expliqué des pilotes, l’activation erronée de la fonction MCAS peut s’ajouter à une charge de travail déjà considérable ».
Evidemment, il ne s’agit ici que de conclusion préliminaire, puisque le rapport définitif des autorités gouvernementales ne sera disponible que d’ici plusieurs mois.
Néanmoins, souligne le PDG de Boeing, « aujourd’hui, avec la publication du rapport d’enquête préliminaire concernant l’accident du vol 302 d’Ethiopian Airlines, il apparaît de façon évidente que dans les deux vols, le système de contrôle automatisé de l’assiette MCAS s’est activé en réponse aux informations erronées transmises par les sondes d’incidence ».





Éthiopie![Édito | Aviation civile : Les pépites du transport aérien [Par Jean-Louis Baroux] Cette compagnie vietnamienne, à ne pas confondre avec Vietnam Airlines, a fait son premier vol en décembre 2011 au départ d'un pays que l'on croyait voué au monopole de son transporteur national. En une quinzaine d'années, elle est arrivée à exploiter 106 appareils et surtout, preuve de sa confiance dans son avenir, elle a passé des commandes à hauteur de 391 avions, dont 40 A330neo et 20 A321XLR, ce qui est le signe d'une stratégie de développement long-courrier.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/10/Aeroport--450x189.jpg)
![Édito | Aérien : de quels avions avons-nous besoin ? [Par Jean-Louis Baroux] Très certainement, les grands constructeurs que sont Boeing et Airbus se penchent activement sur le sujet et pourtant, on a l'impression qu'ils ne se pressent pas, sans doute parce que les gammes d'appareils actuels sont faciles à vendre et que leur production est maîtrisée. Autrement dit, les deux grands gagnent tellement d'argent sur les avions actuels qu'ils n'ont aucune urgence à développer de nouveaux modèles. Et pourtant, on en aura bien besoin.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/10/LA380-450x212.jpg)




