La capitale camerounaise n’est plus qu’à 7 heures de route de la frontière congolaise, alors qu’il fallait parfois 4 jours pour effectuer le même trajet.
Cette nouvelle route va stimuler les échanges entre les deux pays et permettre aux régions frontalières désenclavées d’écouler leurs productions agricoles.
En effet, précise « Investir au Cameroun », c’est un record possible depuis le 22 décembre, date à laquelle, le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, a inauguré les chaînons manquants, côté Cameroun, de la route Sangmelima-Ouesso, ouvrant au Congo.
Lors de la cérémonie d’inauguration, Joseph Nguessan, le représentant de la Banque africaine de développement pour l’Afrique centrale, l’un des bailleurs de fonds du projet routier, lui aussi a raconté une anecdote : «J’ai travaillé comme expert sur ce projet. J’avais fait l’itinéraire à l’époque pour toucher du doigt la réalité du terrain. Cette route que vous voyez aujourd’hui c’était une piste ! Aujourd’hui, c’est une fierté que de voir deux capitales de la Cemac réunies par voie routière. C’est l’ambition de la BAD de voir ce genre d’initiatives se multiplier en Afrique centrale».
Gilbert Mouanda-Mouanda, le ministre des Travaux publics, le maître d’ouvrage, lui, a salué la qualité de l’ouvrage qui est aux normes, avec des stations de pesages et des aires de repos pour les transporteurs. Le ministre a invité les populations à se lancer dans l’agriculture, car la route permet désormais d’évacuer les produits agricoles afin de les écouler au Congo voisin.
Les chiffres actualisés du coût des chaînons camerounais indiquent que cet ouvrage a coûté 205,1 milliards de FCFA. Les financements ont été mobilisés par divers bailleurs de fonds, notamment la Badea, la BID, la BAD, le Fonds saoudien de développement, le Fonds koweïtien et les deux États concernés par le projet.





Cameroun
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