Les syndicats, qui comptent pas moins de 800.000 membres, ont fait valoir que leur combat n’était pas seulement pour ajuster leurs salaires avec le coût de la vie, mais aussi pour protéger le dialogue social. En revanche, le gouvernement sud-africain est resté inflexible dans sa position en raison des difficultés budgétaires qui se sont aggravées depuis la crise de la Covid-19.
Le ministère de la Fonction publique a ainsi fait valoir que l’offre salariale actuelle coûterait à l’État près de 2 milliards de dollars, une somme intenable au vu de la situation actuelle de la dette publique. Ajoutées aux 38 milliards de dollars que l’Afrique du Sud verse déjà en rémunération des fonctionnaires, les nouvelles augmentations verront la masse salariale du pays dépasser 40 milliards de dollars, ce qui sera plus proche du niveau prévu d’être atteint en 2025. Dans ce contexte, les observateurs ont tiré la sonnette d’alarme vis-à-vis de l’instabilité créée par les tensions actuelles, arguant que cela pourrait affecter les perspectives économiques du pays.
Dans le même registre, la Présidence a mis en garde que la grève du secteur public portera un coup dur à l’économie du pays. « Poursuivre l’escalade dans le contexte actuel aura un impact énorme sur l’économie et sapera même les conditions d’une reprise du dialogue social à un stade ultérieur», a déclaré le ministre à la Présidence, Mondli Gungubele.
Réagissant à cette situation, l’agence de notation internationale Fitch Ratings a souligné que les revendications salariales actuelles du secteur public indiquent une pression à la hausse accrue sur les dépenses, ce qui menace les perspectives de service de la dette du pays si une augmentation des salaires est convenue. Fitch a rappelé également que la stratégie de stabilisation de la dette du gouvernement repose fortement sur la maitrise des dépenses salariales du secteur public, mais la grève en cours dans ce secteur montre que cela pourrait s’avérer de plus en plus difficile à atteindre. En somme, tous les indicateurs suggèrent que dialogue social semble être à bout de souffle. Rien ne laisse entrevoir une issue favorable à cette crise, l’espace budgétaire de l’État étant sévèrement limité par la crise de la Covid-19 et les renflouements successifs des entreprises publiques lourdement endettées.





Afrique du Sud![Tribune | Diplomatie migratoire et interdépendance asymétrique entre les deux rives de la Méditerranée [Par Pr. El Hassane Hzaine] Ces dernières semaines, on a observé des tensions inhabituelles dans les relations maroco-espagnoles, que nous espérons n'être qu'un orage d'été sans lendemain, notamment les démonstrations de force et les manœuvres militaires à Sébta occupée, le projet de loi d'octroi de la nationalité espagnole aux Marocains nés dans les provinces du Sud avant 1977, et surtout la gestion de la crise migratoire à Sébta orchestrée par des acteurs non étatiques invisibles, identiques à ceux qui avaient déclenché le printemps arabe via les médias sociaux et la guerre hybride.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/08/Migrants--450x236.jpg)





