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Afrique du Sud : Le secteur public paralysé par une grève des fonctionnaires

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Le secteur public sud-africain a été paralysé, jeudi 10 novembre, par une grève menée par des milliers de fonctionnaires pour revendiquer une hausse des salaires, accordant au gouvernement sept jours pour répondre à leurs demandes.

Des membres du Syndicat des fonctionnaires sud-africains (PSA) ont défilé, plus tôt dans la journée, dans les rues de la capitale Pretoria, avant de remettre un mémorandum revendicatif au département du Trésor national sud-africain.
Les controverses liées aux salaires des fonctionnaires se sont exacerbées après l’annonce la semaine dernière par le ministre du Travail, Thulas Nxesi, d’une hausse de 3% alors que les syndicats exigeaient 6,5%.

Des piquets de grève étaient observés tout au long de la journée aux abords des administrations centrales dans les villes de Tshwane et Durban, notamment par des grévistes des secteurs de la santé, des services d’immigration ou encore de la police.
Selon la PSA, la grève devait avoir un « impact sérieux » sur les administrations relevant des départements de l’Intérieur, des transports ainsi que sur les services douaniers.

Le président du PSA, Lufuno Mulaudzi, a déclaré que l’incapacité du gouvernement à mettre en œuvre des augmentations de salaire décentes pour les fonctionnaires était le résultat de plusieurs années de fraude et de corruption incessantes.

En octobre dernier, le ministre sud-africain des Finances, Enoch Godongwana, avait indiqué que le gouvernement ne pouvait se permettre qu’une hausse des salaires de 3,3%, bien en-deçà de l’inflation qui a atteint 7,8% en juillet.

Depuis quelques mois, les tensions sociales sont à leur comble en Afrique du Sud. En octobre, la grève des employés de la société de logistique sud-africaine « Transnet », l’une des plus importantes de l’Afrique du Sud, a paralysé les ports du pays, menaçant d’avoir des conséquences épouvantables sur une économie déjà boiteuse.

Fin août, le pays a été pendant une journée aux prises d’une grève nationale à laquelle ont appelé les principales fédérations syndicales, SAFTU et COSATU.

Les citoyens étaient descendus dans les rues pour manifester leur colère face à plusieurs facteurs, notamment la dégradation de leur pouvoir d’achat en raison de la hausse continue du coût de la vie, les prix élevés du carburant, les coupures de courant incessantes, le taux de chômage qui a atteint un record de 35,4 % et la corruption qui fait rage dans presque toutes les institutions du pays.

 

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