La Banque africaine de développement (BAD) et Casablanca Finance City Authority (CFCA) ont organisé, mercredi 23 juillet à Casablanca, une rencontre stratégique de haut niveau sous le thème « Connecter l’Afrique – la voie ZLECAf »
Lors de cette rencontre, les participants ont insisté sur la nécessité de renforcer la compétitivité du secteur privé, de financer les infrastructures propices au commerce et d’opérationnaliser les chaînes de valeur régionales.
Ils ont également souligné la nécessité de renforcer l’intégration régionale en adoptant une approche pragmatique axée sur la circulation des biens et des personnes, des biens et des idées, ainsi que sur la libération des opportunités d’investissement et de commerce.
« Nous sommes ici pour poser la première pierre d’un partenariat avec CFCA, un acteur clé capable de fédérer des opérateurs d’envergure au Maroc et en Afrique pour exploiter tout le potentiel de la ZLECAf », a indiqué la directrice de l’intégration régionale du Groupe de la BAD, Joy Kategekwa.
« Ce sont les acteurs régionaux qui construiront les réseaux d’affaires en mesure de catalyser les investissements, d’intégrer les chaînes de valeur régionales et de dynamiser le commerce »¸ a affirmé Mme Kategekwa.
Stimuler les échanges intra-africains
De son côté, la Directrice générale adjointe de CFCA, Lamia Merzouki, a souligné que « la mise en œuvre réussie de la ZLECAf passe nécessairement par une mobilisation efficace du secteur privé. »
« C’est tout l’enjeu de la discussion que nous lançons aujourd’hui avec la BAD pour réfléchir à des outils concrets pour stimuler les échanges intra-africains, identifier des opportunités d’investissement pertinentes et faciliter l’intégration des entreprises africaines dans les chaînes de valeur continentales, » a relevé Mme Merzouki.
Pour le responsable pays de la BAD pour le Maroc, Achraf Tarsim, cette approche régionale est « efficace, » affirmant la volonté de la Banque de la soutenir d’ores et déjà sur tout le continent par des investissements stratégiques dans des infrastructures structurantes (routes, ports, chemins de fer, corridors logistiques) ainsi que des lignes de crédit dédiées à la facilitation du commerce extérieur.
A l’issue de la rencontre, les participants ont appelé à la création d’une plateforme dédiée au secteur privé qui s’articulerait autour de quatre priorités opérationnelles, à savoir l’accélération de l’accès au marché africain pour les entreprises, la compensation des déficits d’infrastructures au service du « Made in Africa, » le renforcement de l’intégration financière régionale et le positionnement des centres financiers et pôles d’affaires comme leviers d’accélération de la ZLECAf.
L’évènement a réuni des dirigeants du secteur privé africain ainsi que des représentants d’institutions régionales et panafricaines parmi lesquelles l’Union du Maghreb Arabe (UMA), Afreximbank, l’Agence de développement de l’Union africaine (NEPAD), la Banque ouest africaine de développement (BOAD), la Commission Afrique de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), OCP Group, Attijariwafa Bank, Africa 50, Tanger Med Zone, Orange, Africa Properity Network ainsi que des experts du Boston Consulting Group.







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