Dans un communiqué publié mardi 7 novembre, l’Association des producteurs de céréales français (Intercéréales France) se dit prête à fournir 35 % des importations tunisiennes de blé tendre pour la campagne 2023/2024. Pour sa consommation, Tunis dépend à 70 % des achats sur le marché international.
Selon les projections du projet de la loi des finances, la Tunisie prévoit d’importer 1,1 million de tonnes de blé tendre au cours de la saison 2023/2024. Les céréaliers français s’y positionnent d’ores et déjà et promettent de capter un volume de 385.000 tonnes, soit une hausse de 54 % par rapport au stock de 250.000 tonnes expédié lors de la campagne 2022/2023.
Pour les opérateurs français de blé, le Maghreb est un des plus importants débouchés à l’export hors de l’Union européenne. D’après Alexandre Marie, chef analyste pour Agritel, la France prévoit également d’expédier 4,3 millions de tonnes de blé tendre en Algérie et au Maroc. Selon les prévisions des céréaliers français, les exportations devraient atteindre 9,5 millions de tonnes de blé tendre en dehors de l’Union européenne durant la prochaine campagne.
Comme ses deux partenaires du Maghreb, la Tunisie connaît depuis 5 ans une période de sécheresse prolongée qui affecte les performances de son appareil productif. Selon les données de l’USDA (agence américaine de l’agriculture), la Tunisie devrait importer au total 2,2 millions de tonnes de blé (dur et tendre) en 2023/2024 pour satisfaire sa consommation qui s’élève en moyenne à 3 millions de tonnes par an.
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