Les chefs d’état-major des armées ouest-africaines ont débuté leurs concertations ce matin à Accra au Ghana. Objectif assigné : coordonner leurs stratégies pour parer à toutes les éventualités relevant de leur domaine militaire dans la crise nigérienne.
« L’n’est pas simplement de réagir aux événements, mais de dessiner de manière proactive un chemin qui mène à la paix et soutient la stabilité », déclare le chef d’état-major du Nigeria, le général Christopher Gwabin Musa. Cette rencontre entre hauts gradés des armées ouest africaines est programmée pour prendre fin vendredi 18 août.
Des puissances étrangères précisent leurs positions
Ainsi Berlin souhaite que l’UE prenne des sanctions contre les auteurs du coup d’Etat.« L’Allemagne soutient les efforts africains pour résoudre la crise au Niger. Notre objectif est de rétablir l’ordre constitutionnel », a écrit la diplomatie allemande jeudi. Cette position semble faire l’unanimité au détriment des va-t-en-guerre de certains pays membres de la CEDEAO comme la Côte d’Ivoire, le Sénégal ou le Nigeria. La voie diplomatique semble donc privilégiée. Si l’option d’une intervention reste envisagée, la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) semble encore privilégier le dialogue et de la diplomatie avec les putschistes. Les appels à un règlement pacifique de la crise se sont multipliés ces derniers jours, y compris parmi certains partenaires occidentaux comme les Etats-Unis.
Ceci étant, il faut noter que la crise politique au Niger risque d’aggraver l’insécurité alimentaire. L’agence humanitaire des Nations unies, Ocha, a souligné qu’avant même le coup d’Etat, le pays comptait plus de trois millions de personnes en situation d’insécurité alimentaire aiguë. Plus de sept millions de personnes, actuellement en situation d’insécurité alimentaire modérée, « pourraient voir leur situation s’aggraver en raison de la crise en cours », prévient l’agence.





Ghana




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