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Dans les arcanes des mines africaines

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Tchad : Le temps de l’inventaire minier

Le Tibesti au Tchad, un potentiel minier important

Le Tibesti au Tchad, un potentiel minier important

Le Tchad vient de signer un contrat pour la réalisation d’un inventaire minier portant sur les régions du Wadi Fira et de l’Enedi dans l’est du pays avec le service géologique national français, le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Ce projet d’un investissement total de 20,6 millions d’euros devrait durer trois ans et demi, selon le communiqué publié le 16 mai par le service géologique national français. Dans ce document, le BRGM souligne que cette initiative répond au désir du gouvernement tchadien de « disposer de données géologiques fiables et de relancer les activités géologiques et minières dans le pays ». En effet, « le sous-sol du Tchad, dont la géologie et le patrimoine minéral sont encore en grande partie méconnus, constitue un potentiel important », ajoute le bureau français.

Angola : La BAD va accorder un prêt d’un milliard de dollars

Donald Kaberuka

Donald Kaberuka, président de la BAD et José Edurdo santos d’Angola

Energie. La Banque africaine de développement vient d’approuver un prêt de 1 milliard de dollars destiné à financer la réforme du secteur électrique en Angola. Selon le communiqué publié par l’institution financière le 13 mai, ces ressources sont destinées à soutenir le programme de réforme du secteur électrique du pays. « Le Plan pour l’énergie et l’eau en Angola, a indiqué Septime Martin, représentant de la BAD à Luanda, nécessite un investissement de 23 milliards de dollars US entre 2013 et 2017 ». Cette initiative vise notamment à « construire une nouvelle structure pour le marché de l’électricité, à améliorer l’efficacité, la compétitivité et la durabilité du secteur tout en consolidant la transparence des finances publiques ». « Afin d’accompagner l’implémentation de ce programme, la BAD va fournir son assistance technique et produira un plan d’action à moyen-terme afin d’adresser les faiblesses de la gestion financière publique », a expliqué Isaac Lobe Ndoumbe, directeur au sein du département de la gouvernance économique et des réformes financières à la BAD.

Maroc : Managem recentre ses opérations marocaines sur l’exploitation du cuivre.

Mines. Managem, le plus grand groupe minier marocain, a mis fin à son activité d’extraction d’or sur la mine d’Akka, au sud-ouest d’Agadir. Principale raison invoquée : la chute des réserves aurifères. La production d’or d’Akka Gold Mining de Managem a chuté à 532 kg en 2012, soit un recul de 23% sur un an. Des 800 employés de la mine, 500 ont déjà été transférés vers d’autres sites du groupe marocain. Avec l’arrêt de la mine d’or d’Akka, Managem compte recentrer son activité marocaine autour du cuivre. Cette décision fait suite à la découverte, il y a deux ans, d’un nouveau gisement de cuivre d’une capacité de 1,15 million de tonnes, faisant passer les réserves totales de la région à 8 millions de tonnes. La production de cuivre du holding a atteint 23 371 tonnes en 2012, soit une hausse de 2,5% en un an, selon l’entreprise. Le groupe maintient toutefois, pour l’instant, ses opérations sur la mine de Bakoudou, au Gabon, qui dispose d’une capacité de production de 45 000 onces d’or par an.

Guinée : L’anglo-australien Rio Tinto Vs le brésilien Vale

Une installation de Rio Tinto en Guinée

Une installation de Rio Tinto en Guinée

Mines. La rude bataille que se livrent les géants miniers l’anglo-australien Rio Tinto et le brésilien Vale autour du plus important gisement de fer d’Afrique en l’occurrence celui du Simandou en Guinée, se déroule désormais sur le champ judiciaire. Rio Tinto, qui détenait une concession sur la totalité du site, s’en était vu retirer la moitié en 2008 au profit de l’israélien BSGR, avec lequel Vale s’est associé en 2010. Le 17 avril 2014, Conakry a retiré ses droits miniers à la joint-venture constituée par ces derniers, en raison de soupçons de corruption. Par la suite, le 30 avril, Rio Tinto a lancé une action en justice à New York. Ce dernier espère obtenir un dédommagement de la part de BSGR, mais aussi de Vale.

Niger : Niamey rachète la mine d’or de Samira Hill

Mines. Le Niger à travers la Société de patrimoine des mines du Niger (SOPAMIN), une entité détenue à 98% par l’État nigérien, a racheté les 80% détenus par le groupe minier Semafo dans la mine d’or de Samira Hill pour un paiement en espèces de 1,25 millions de dollars. Semafo conserve toutefois un droit à une redevance nette d’affinage de 1,2% payable sur toute la production d’or provenant de cette mine, dans la limite de 12 millions de dollars. Suite à cette transaction, la Société des mines du Liptako ainsi que ses permis de recherche reviennent désormais à 100% dans le giron du Niger.

Mauritanie : Glencore Xstrata prépare le terrain pour développer trois grands projets

GlencoreMines. La société minière basée en Suisse, Glencore Xstrata, est plus que jamais décidée à exploiter plusieurs gisements de fer en Mauritanie. Elle a conclu un accord préliminaire avec la Mauritanie pour un contrat de 1 milliard de dollars afin d’avoir accès aux chemins de fer et aux installations portuaires dans le cadre de ses plans d’expansion dans l’extraction de minerai de fer. Cette mise lui permettra d’acheminer les milliers de tonnes de minerai de fer qu’il compte extraire du futur site d’Askaf, l’un de ses deux projets miniers en Mauritanie. Rappelons que ce géant minier cherche à développer trois grands projets dans ce pays, dont deux en partenariat avec l’entreprise publique Société nationale industrielle et minière (SNIM), qui détient une exclusivité sur l’exportation de minerais depuis les années 1960.

Afrique : Les Chinois reviennent dans les mines africaines après un stand by

Mineurs chinois

Mineurs chinois

Après avoir misé gros en termes d’investissements en 2010 et 2011 dans les mines africaines, les Chinois avaient mis plusieurs de leurs projets en stand by à cause de leurs mésaventures avec les partenaires africains. Mais depuis le début de l’année 2014, ils reviennent sur le continent en misant désormais sur l’uranium, le fer et le cuivre. En témoignent le rachat, le 7 février dernier pour 190 millions de dollars, de 25 % des parts de la mine namibienne d’uranium de Langer Heinrich par China National Nuclear Corporation (CNNC), premier producteur d’électricité en Chine et quelques jours plus tard, la reprise par China National Gold Group Corporation du producteur de cuivre Ivanhoe Mines, actif au Katanga, en RD Congo.

Sénégal : La Grande Côte Opération démarre l’exploitation du zircon

ZirconLa Grande Côte Opération S.A., co-entreprise entre la française Eramet et l’australienne Mineral Deposit Limited, a lancé au Sénégal, au nord de Diogo, l’une des plus grandes exploitations de zircon et d’ilménite du monde. Ces deux minerais sont extrêmement précieux dans plusieurs industries de pointe, notamment dans l’électronique, et le Sénégal pourrait se placer en leader du secteur. A travers un communiqué, Eramet a annoncé que l’équipe chargée du projet a d’ores et déjà laissé la place aux équipes de production pour le démarrage des travaux. La Grande Côte Opération prévoit de réaliser l’extraction de 80 000 tonnes de zircon sur sa première année de son activité. Durant la même période et en parallèle, cette société compte également extraire 600 000 tonnes d’ilménite. Ce dernier minerai est utilisé pour la production du papier et du plastique tandis que le premier sert dans l’industrie aérospatiale et dans la fabrication de matériaux de construction et d’écrans plasma. La Grande Côte Opération a investi plus de 650 millions de dollars dans le projet durant les deux dernières années, ce qui fait de lui le deuxième plus gros investisseur au Sénégal. La société est contrôlée à 90 % par la coentreprise Tizir, joint-venture à 50% entre le français Eramet et l’australien Mineral Deposits. Les 10% restants ont été cédés gratuitement à l’État, conformément au Code minier. La Grande Côte Opération a accepté de payer 5% de redevances au lieu des 3% stipulés dans le code minier.

Côte d’Ivoire: un nouveau Code minier pour attirer les investisseurs

AdamaToungara, ministre ivoirien des mines

AdamaToungara, ministre ivoirien des mines

Mines. La Côte d’Ivoire est plus que jamais décidée à attirer les investissements dans le secteur aurifère, un segment économique longtemps négligé par le pays, premier exportateur de cacao au monde. Pour cela, les députés ivoiriens ont approuvé un nouveau Code minier, attendu depuis l’installation au pouvoir de l’administration Ouattara. Le texte abrogera l’ancien code minier datant de 1985 lorsque la loi sera promulguée par le président Alassane Ouattara. Rappelons que l’exploitation minière représente pour l’instant à peine 1 % du produit intérieur brut (PIB) par rapport à 30 % pour l’agriculture. La Côte d’Ivoire s’est d’ores et déjà fixée des objectifs, on ne peut plus ambitieux, en vue de produire 25 tonnes d’or en 2015, soit 13 tonnes de plus que deux ans plus tôt. Le nouveau code prolonge la période de maintien des permis de sept à dix ans, avec la possibilité de la prolonger par deux nouveaux permis. Il précise également que les futures zones de permis seraient réduites à 400 kilomètres carrés contre 1 000 auparavant. Autre précision importante, la Côte d’Ivoire n’a pas prévu de taxe sur les bénéfices exceptionnels dans son nouveau Code minier, comme l’avait proposé l’ancien ministre de tutelle, Adama Toungara. Entre autres dispositions, la nouvelle loi entend aussi introduire une plus grande transparence dans les procédures d’attribution des permis. Le sous-sol ivoirien contient également du fer, du nickel, de la bauxite et du cuivre. Alors que 108 permis d’explorations ont été distribués, les autorités ont annoncé récemment la découverte d’un gisement de 180 tonnes d’or à Yaoré, près de la capitale Yamoussoukro.

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