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Le Burkina Faso, un pays minier

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. Longtemps considéré comme un pays à vocation agricole, le Burkina Faso se révèle aujourd’hui comme un pays doté de potentialités minières importantes

 . Les recherches diverses entreprises dans le domaine confirment la richesse du sous-sol burkinabè. Le potentiel minier est énorme et concerne à la fois la production aurifère, du zinc et du manganèse. De 5,79 tonnes en 2008 la production aurifère a atteint 32,9 tonnes en 2013, faisant ainsi figurer le Burkina parmi les cinq plus grands pays africains producteurs

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Des richesses minières méconnues

Resté insuffisamment connu pendant longtemps, le sous-sol du Burkina Faso a révélé son potentiel minier à partir de 2003 avec l’élaboration d’une nouvelle carte géologique et minière financée par l’Union européenne à travers le Sysmin. Cette carte qui permet désormais aux compagnies extractives d’économiser cinq ans de recherche et des milliards d’investissements a suscité une sorte de ruée vers l’or de celles-ci dans de nombreuses localités du Burkina regorgeant des ressources minières. Selon une étude de l’institut Fraser réalisée en 2011, le Burkina Faso serait le 6e pays africain en termes de potentiel minier. Neuf industries minières, essentiellement à capitaux étrangers, sont, de nos jours, installées au Burkina Faso. Parmi elles, sept sont dans la production de l’or : (Somita, Semafo-BF, Iamgolg//Essakane-SA, BMC, SMB, Kalsaka Mining, Bissa Gold). La compagnie Burkina Manganèse exploite la mine de manganèse de Kiéré alors que Nantou Mining est sur la mine de zinc de Perkoa. En plus de ces ‘’mastodontes’’, il y a une quinzaine de sociétés qui font de la production semi-mécanisée.

Luc Adolphe TIAO

Le premier ministre burkinabè, Luc Adolphe TIAO tenant un lingot d’or

 

Le boom minier et l’envolée des cours depuis 2007 suscitant l’attrait de ces sociétés ont permis de faire un bond sans précédent dans la production ces dernières années. Soit dit en passant, le Burkina Faso devra devenir un des gros exportateurs du manganèse au monde avec l’octroi du permis d’exploitation industrielle de la mine de manganèse de Tambao dont les réserves sont estimées à 109 millions de tonnes au britannique Panafrican Tambao (PAT-SA) du groupe Timis. S’agissant spécifiquement de l’or, de 5,79 tonnes en 2008, sa production a véritablement pris son envol en 2009 atteignant une quantité de 12,2 tonnes et des recettes d’exportation de 177 milliards de FCFA. En 2011, les recettes d’exportation d’or se chiffraient à plus de 700 milliards FCFA. Elles ont accru en 2012 pour atteindre plus de 1116 milliards FCFA. Au 31 décembre 2013, le Burkina Faso a exporté 32,959 tonnes d’or et, plus de 44.742 tonnes de zinc. Mais les recettes, elles, se chiffraient autour de 616 milliards de FCFA à cause de la relative décrue du cours de l’once d’or. Toujours est-il que l’or est devenu depuis cinq ans le premier produit d’exportation du Burkina Faso avec une contribution à la balance commerciale oscillant entre 78 et 86%.

 Traces d’uranium, sédiments pétroliers

En plus du potentiel du gisement en or, en zinc et en manganèse dont dispose le Burkina Faso, la carte minière indique des anomalies d’uranium dans les régions du Nord, de l’Est et du Nord-Ouest. Le ministère des Mines et de l’énergie aurait déjà reçu une cinquantaine de demandes de permis de recherches. Ensuite, elle révèle des sédimentations qui suggèrent la possibilité de sites pétroliers. Des recherches pétrolières devront être faites dans trois blocs dont deux au Nord-Ouest et un au Nord. Et l’optimisme est de mise; en ce sens qu’il s’agit des blocs endossés au Mali et qui font l’objet de recherche par des sociétés américaines.

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