Il fallait s’y attendre, même à partir de l’année prochaine, beaucoup de pays africains ne seront pas en mesure d’honorer leurs engagements. Le Président sénégalais Macky Sall vient d’en apporter la confirmation en demandant un nouveau report des échéances de paiements.
C’est lui qui avait été le premier à demander l’annulation pure et simple de la dette de plusieurs pays africains, le voilà qui revient à la charge pour demander un prolongement du moratoire qu’il avait obtenu grâce notamment au soutien de son homologue français, le Président Emmanuel Macron.
Macky Sall, le chef de l’Etat sénégalais, en visite à Paris a, une nouvelle fois, demandé que les avantages qui ont été accordés aux pays du continent et à ceux les plus endettés, consistant à ne pas payer leurs échéances de crédits en 2020, soient également renouvelés pour 2021. En d’autres termes, il demande que l’année prochaine également, les budgets des Etats ayant bénéficié du moratoire de la dette soient consacrés à la relance.
Il convient de rappeler que dès l’apparition de la pandémie, le Président sénégalais a appelé activement à l’annulation de la dette et le sujet avait fait l’objet d’un intense débat avec ses défenseurs et ses pourfendeurs. Malheureusement, les pays du G20, mais également le syndicat des créanciers privés, avaient jugé inopportun d’annuler une deuxième fois la dette, comme ce fut le cas au début des années 2000.
En tout cas, devant le patronat français, ce jeudi, il a affirmé que : « L’Union africaine souhaite travailler avec ses partenaires pour une extension du moratoire du G20 sur l’année 2021. A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles ! ».
Evidemment, les pays africains devraient subir de plein fouet la crise économique avec une récession annoncée dans la plupart d’entre eux. Le Sénégal par exemple, a rappelé Macky Sall, devrait connaître une croissance d’à peine 1,1% contre 6,8% annoncée au début de l’année.
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-320x180.jpg)




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