La Banque Mondiale sur tous les fronts
Quinze ans après son lancement, la Grande muraille verte est certes loin d’atteindre son rythme de croisière mais la Banque mondiale reste impliquée dans ce projet qui ambitionne de réhabiliter 100 millions d’hectares à l’horizon 2030.
Dossier réalisé
par Miche Dare,
Mohamed Sneiba &
Anthioumane D. Tandia
Lancée en 2007 sous l’égide de l’Union africaine, l’Initiative Grande muraille verte (GMV) est un effort coordonné dans toute la région sahélo-saharienne pour restaurer et gérer durablement les terres, l’eau et les autres ressources naturelles. Il s’attaque à la fois aux dommages causés à l’environnement et à la pauvreté.
Il comprend 11 pays : Burkina Faso, Tchad, Djibouti, Éthiopie, Érythrée, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Sénégal et Soudan. Depuis 2007, la GMV a évolué vers une approche plus large de gestion des écosystèmes, visant à renforcer la résilience des paysages et des moyens de subsistance face au changement climatique, à améliorer les moyens de subsistance et à stimuler les opportunités économiques pour les communautés grâce à la gestion durable des ressources naturelles.
5,6 milliards de dollars pour restaurer les paysages dégradés …
La Banque mondiale étant le plus grand bailleur de fonds multilatéral pour les investissements climatiques dans les pays en développement, elle a prévu d’investir 5,6 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années dans ce projet.
Son but est de contribuer à restaurer les paysages dégradés, à améliorer la productivité agricole et à renforcer les moyens de subsistance dans les 11 pays situés sur une bande de terre s’étendant du Sénégal à Djibouti. Grâce à cet engagement, une soixantaine de projets seront mis en œuvre dans une diversité de secteurs qui, ensemble, favorisent le développement durable. L’annonce a été faite par David Malpass, Président du groupe Banque mondiale, à l’occasion du « OnePlanetSummit », le 11 janvier 2021.
Pourquoi la Banque mondiale est-elle impliquée
L’un des piliers de la GMV est la promotion de l’agriculture intelligente face au climat et la sécurité alimentaire. Sa contribution comprend des projets axés sur l’adoption de technologies améliorées répondant aux besoins des petits exploitants agricoles ; le développement de l’agro-industrie et la facilitation de l’accès aux marchés, tout en assurant l’inclusion des petits agriculteurs et éleveurs.
Grâce à la GMV, la Banque mondiale espère donc construire des corridors de croissance en rendant les personnes et les écosystèmes plus résilients.
Entre 2012 et 2020, la Banque mondiale a financé le Programme d’appui à la GMV pour le Sahel et l’Afrique de l’Ouest (SAWAP) avec 1,25 milliard de dollars de ressources de l’IDA et du FEM. Le SAWAP (voir encadré) a permis la mise sous gestion durable de 1,6 million d’hectares de terres et a bénéficié a plus de 19 millions de personne dans 12 pays.


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