Le 2e Sommet africain sur le climat (AEC2) s’est ouvert ce lundi à Addis-Abeba, en Éthiopie.
Une quarantaine de chefs d’Etat et de gouvernements africains sont attendus dans la capitale éthiopienne du 8 au 10 septembre à l’invitation du premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, et de l’Union africaine (UA)

Sous le thème «Accélérer les solutions climatiques mondiales : financer le développement résilient et vert de l’Afrique,» la rencontre rassemble plus de 45 chefs d’État et de gouvernement africains.
Sont également présents des dirigeants de l’Union africaine, des ministres, des diplomates, des partenaires internationaux et des représentants de la société civile et du secteur privé, à ce forum visant à affirmer le rôle central de l’Afrique dans l’agenda climatique mondial.
Lors de l’ouverture, le ministre éthiopien de la Planification et du Développement, Fitsum Assefa, a souhaité la bienvenue aux délégués et a souligné que l’objectif du sommet était de traduire les ambitions en actions concrètes et de mobiliser des financements à grande échelle pour des projets résilients et durables.
Pendant trois jours, les participants discuteront de sujets liés aux solutions fondées sur la nature, à la transition énergétique, à l’innovation technologique, à l’adaptation, à la résilience, au financement climatique et aux infrastructures vertes.
À l’issue de ces journées, la Déclaration d’Addis-Abeba et un Appel à l’action seront approuvés, visant à renforcer la voix unifiée du continent dans les négociations internationales.
Climat: l’Afrique déterminée à faire bloc
Deux ans après le lancement à Nairobi de cette initiative destinée à donner du poids au continent dans les négociations internationales sur le règlement de la crise climatique, l’ambition reste de montrer qu’en dépit de ses difficultés l’Afrique continue de faire bloc et que par ses ressources – minerais critiques pour la transition énergétique, gigantesque puits de carbone avec les forêts du bassin du Congo et réservoir d’énergies renouvelables avec 40 % du potentiel mondial – l’Afrique est l’une des clés de la solution devant conduire à la décarbonation de l’économie mondiale.
Ce récit porté par le président kényan, William Ruto, chantre de la croissance verte, est cependant aujourd’hui concurrencé par une réalité plus immédiate : l’aggravation du coût humain et économique du dérèglement climatique qui met de plus en plus à mal des pays fragiles et pour une vingtaine d’entre eux.











