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Entreprendre au Sénégal : des opportunités post covid

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L’Afrique, et en particulier le Sénégal, se projette déjà dans l’après-Covid, même si cet horizon semble reculer. Le Sénégal a ainsi mis en place un plan spécial de relance Covid ou, de façon plus structurelle, une loi visant à favoriser les start-ups. Dans le cadre de cette loi, des exonérations fiscales et des financement privilégiés sont proposés aux start-ups sénégalaises ou détenues par des Sénégalais de la diaspora. L’accès à un financement est effectivement un facteur clé de succès pour tout investissement entrepreneurial.

Investir au Sénégal, c’est investir dans un pays africain avec un taux de croissance exceptionnel et une grande stabilité monétaire. La quatrième économie d’Afrique de l’Ouest (derrière le Nigéria, le Ghana et la Côte d’Ivoire) développe son infrastructure, améliore son agriculture et parie sur les nouvelles technologies et les services.

L’accès au financement limité par le contentieux bancaire

Le risque de recouvrement est élevé au Sénégal. A fin juin 2019, donc avant la crise de la Covid, les impayés représentaient 13,6% de l’encours total de crédits. D’une manière générale, le secteur financier sénégalais, très développé, est marqué par une intervention importante de l’Etat, soit directement via des organismes financiers et de micro-finance, soit via des politiques incitatives.

Mais le risque bancaire implique un coût élevé du crédit ; les établissements de micro-crédits, qui interviennent sur beaucoup de projets, se refinancent à des taux élevés, renchérissant les crédits pour les ménages et les TPME avec un taux annuel supérieur à 16% (alors que le taux de base de la banque centrale de l’UEMOA est à 2%).

Des sources de financement non bancaires

Les entreprises peuvent aussi faire appel à des sources de financement alternatives, à des conditions nettement plus avantageuses que dans le secteur bancaire.

Ainsi, très récemment, une start-up sénégalaise spécialisée dans les énergies renouvelables, Oolu, a réussi à boucler un tour de table impressionnant de 8 millions et demi de dollars auprès de plusieurs sociétés d’investissement et de capital risque. Les participants sont à la fois des industriels producteurs d’énergie comme Rp Global, ou des fonds d’investissements orientés vers le développement d’énergies renouvelables en Asie et en Afrique comme Gaia Impact Fund.

Trouver le bon financement pour son entreprise

Cet exemple, explique Khadim Bâ, est un cas d’école. Chaque projet peut obtenir des financements spécifiques, en fonction de son secteur d’activité, des incitations de l’Etat. La recherche du financement ne doit pas se limiter à la demande de crédits bancaires.

Tout un éventail de possibilités existent, qu’il s’agisse des financements internationaux (BERD, etc), de l’apport d’investisseurs ou de sociétés de venture capital. Ces dernières sont de plus en plus spécialisées sur des secteurs d’activités et/ou sur des projets « verts » ou « éthiques », ayant un impact global positif.

Or ces objectifs correspondent parfaitement aux secteurs prioritaires définis dans le plan Sénégal émergent, avec l’accent sur l’équilibre énergétique et la réduction du coût de l’électricité, d’une part, l’autonomie alimentaire d’autre part.

Enfin, il ne faut pas oublier que la diaspora sénégalaise est aussi une source de financement importante.

L’apport d’un Business Angel

Dans ce contexte, un Business Angel est un facilitateur autant pour l’entrepreneur local que pour l’étranger souhaitant investir au Sénégal.

Il va le guider dans l’ensemble de ses démarches administratives, dont la lenteur est bien connue. Il va surtout le guider pour présenter son projet aux différents acteurs susceptibles de s’y intéresser. Une expérience internationale et sénégalaise, une bonne connaissance de l’activité économique locale, une expertise financière sont des qualités nécessaires.

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