En visite d’amitié et de travail, les 23 et 24 mai 2025, à Paris, le Président congolais, Denis Sassou-Nguesso a conclu, en 48 h chrono, cinq accords de coopération dans des domaines stratégiques allant des investissements économiques à la lutte contre le changement climatique, en passant par la sécurité en Afrique centrale
Le Congo et la France ont renforcé leur coopération, les 23 et 24 mai derniers, à l’occasion de la visite officielle du chef de l’État congolais Denis Sassou-Nguesso à Paris. Cette visite, qui s’inscrit dans la continuité des échanges réguliers entre la France et le Congo, deux pays liés par une histoire commune et des partenariats multiples, a permis de revisiter certains axes de la coopération bilatérale pour aboutir à une nouvelle dynamique.
Accueilli en effet à l’Élysée, le Président congolais a souligné l’importance de cette relation bilatérale, tout en appelant à une «collaboration plus équilibrée et mutuellement bénéfique.» Cette rencontre stratégique a permis d’aborder la coopération économique, les enjeux climatiques et la stabilité régionale. Et cela a abouti à la signature de cinq accords par les parties française et congolaise représentée par le ministre de la Coopération internationale et de la promotion du Partenariat public-privé, Denis Christel Sassou-Nguesso.
Le tout premier porte sur le volet environnement. Le Congo étant engagé dans la de préservation de ses forêts tropicales, essentielles dans la lutte contre le réchauffement climatique, deux conventions de financement correspondant aux tranches 1 et 2 du programme d’appui à la gestion des aires protégées au Congo, dans le cadre de l’initiative Country Package for Nature, Climate and Forests. Cet accord est soutenu par une déclaration d’intention pour la création d’une Académie de lutte contre la Criminalité Environnementale (AILCE) à Brazzaville, la capitale. Toute chose qui devra permettre au pays de mieux protéger les forêts du bassin du Congo, deuxième poumon vert de la planète après l’Amazonie.
Des retombées concrètes
Le Congo et la France ont également convenu d’un partenariat énergétique pour la modernisation du réseau public de distribution d’électricité au Congo, en partenariat avec le ministère de l’Énergie, la société publique d’électricité et la société Seureca (filiale de VEOLIA). Sa mise en œuvre sera faite dans le cadre du Fonds d’expertise technique et d’échanges d’expériences (FEXTE). En plus du volet énergétique, les deux parties ont initié une lettre d’intention dans le domaine de la mobilité urbaine résiliente, incluant le prolongement de la route de la Corniche à Brazzaville. Comme pour matérialiser davantage cette assertion selon laquelle la route du développement passe par le développement de la route. Et il n’y a pas de doute que la fluidité de la circulation favorise les activités commerciales.
Et enfin, le 5e accord portant sur la coopération entre le Port Autonome de Pointe-Noire (PAPN) et le Grand Port Fluvio-maritime de l’Axe Seine (HAROPA PORT), a été signé en marge d’un dîner organisé par le MEDEF international (Mouvement des entreprises de France) et le CIAN à l’Automobile Club de Paris. Ce qui devrait permettre au Port Autonome de Pointe-Noire (PAPN), principal port en eaux profondes d’Afrique centrale, de moderniser ses infrastructures de commerce et de pêcheet de renforcer sa compétitivité.
Pour le moins, cette visite du Président Denis Sassou-Nguesso à Paris aura permis de réaffirmer des objectifs communs, tout en posant les bases de coopération qui auront des retombées concrètes en termes d’emplois et de modernisation des infrastructures. Elle a aussi donné l’occasion de relancer une dynamique positive entre Paris et Brazzaville, après des périodes de tensions diplomatiques.











