Dès le début de son deuxième et dernier mandat, le Président Andry Rajoelina se focalise sur trois piliers de sa politique générale : le capital humain, l’industrialisation et le développement économique via la bonne gouvernance. Pas plus tard que lors du conseil des ministres du 6 mars 2024, il a insisté auprès du gouvernement des efforts consistants dans les 100 jours
Cette période de 100 jours du gouvernement – formée le 14 janvier 2024 – prend fin à la première semaine du mois de mai.
Le Secrétariat général de la présidence sous la houlette du SGP Claude Fanohiza s’attelle dès mi-février à une revue de mi-parcours des actions. L’équipe de coordination mise en place entend impulser et dynamiser la mise en œuvre des politiques publiques.
Le 20 février 2024, le SGP et le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) lancent un processus d’accompagnement dénommé «100 Quick Wins.»
«Le processus accompagne le SGP dans la conception, le développement et la mise en œuvre d’une approche, d’une méthodologie, d’un processus de travail, de techniques de déploiement et d’outils digitaux destinés à appuyer le suivi en temps réel des actions de 100 jours » précise le communiqué du Pnud.
«La mise en œuvre de cette méthodologie permettra d’améliorer la gestion et le suivi des projets et actions prioritaires présidentiels, et d’assurer une meilleure coordination entre les différentes parties prenantes» se réjouit Claude Fanohiza, SGP.
Daniel Gbetnkom, économiste principal au Pnud rassure : «La méthodologie proposée permettra d’améliorer la gestion et le suivi des projets et actions prioritaires présidentiels. Elle apportera également une valeur ajoutée considérable au SGP et aux ministères concernés.»
Ce partenariat entre le SGP et le Pnud bénéficie de l’appui des experts du projet Pnud/Sigob, avec l’opérationnalisation de la Delivery Unit du SGP, mise en place en août 2022, par la méthodologie Sigob. Les résultats probants ont permis de doter le SGP d’une plateforme informatique performante pour le suivi de l’exécution des projets présidentiels.
Une vitrine de la biodiversité au Palais d’Iavoloha
Au ministère des Mines, selon l’exposé du ministre de tutelle Olivier Herindrainy Rakotomalala, son département vise la formalisation des exploitants locaux dans les mines artisanales, la valorisation de la filière or par la mise en place de la raffinerie aurifère nationale et l’amélioration de la gouvernance minière et la lutte contre le trafic du métal jaune. Vingt mines d’or illégales ont déjà été identifiées et des actions ont été entreprises pour mettre fin à leur exploitation.
Quant au ministère de l’Environnement et du Développement durable (MEDD), dans les 100 jours, une superficie de 40.000 ha sur le territoire national sera reboisée avec l’objectif de planter une superficie de 75.000 ha par an. Pour évaluer l’évolution du reboisement, le ministère utilise un logiciel de suivi.
Le ministre Max Fontaine de MEDD projette la création d’un «arboretum» et d’un parc botanique à Ambatobe ainsi que l’installation d’une «vitrine de la biodiversité de Madagascar» au Palais d’Etat d’Iavoloha. Le MEDD entend y planter une serre à papillons, une pépinière géante pour les espèces endémiques, un «orchidarium» et un «palmarium.»
D’autant plus qu’un bassin de rétention d’eau et un point d’observation de la vitrine seront installés sur le point culminant du périmètre.





Madagascar
![Tribune | Le Nexus politique intérieure-extérieure : contraintes internes et comportement extérieur de l’Espagne envers le Maroc [Par Pr. El Hassane Hzaine] L’objet de cet article est de décrire l’évolution des relations hispano-marocaines depuis l’accession au trône de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, d’en repérer les régularités et de modéliser la dynamique des interactions en identifiant les chemins causaux qui expliquent les variations entre phases coopératives, phases conflictuelles et crises majeures. À cette fin, nous avons construit une base de données événementielle dont la méthodologie repose sur un design mixte longitudinal combinant le codage de 147 événements dyadiques hispano-marocains (2000-2026) selon deux échelles complémentaires — Goldstein (1992) et COPDAB d’Azar-Sloan (1975-1980) —, la construction d’un indice composite de stabilité gouvernementale espagnole (ISG) intégrant quatre dimensions (durée effective au pouvoir, type de majorité, cohésion de la coalition et marge parlementaire), afin de tester la corrélation entre fragmentation politique intérieure et coopération bilatérale.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Maroc-Espagne--450x209.jpg)




