Douze nouvelles têtes font partie du premier gouvernement du second mandat d’Andry Rajoelina, depuis le 14 janvier 2023 ; et ce avec l’ancien Premier ministre Ntsay Christian.
C’est une équipe gouvernementale de 27 ministres dont 15 reconduits et 12 rentrants. Parmi les nouveaux, citons le général de division Sahivelo Delphin (Défense nationale), Naina Andriantsitohaina (Décentralisation et Aménagement du territoire), Herilala Rakotoarimanana (Sécurité publique), Andriamanantena Razafiharison (Enseignement supérieur et Recherche Scientifique), Jean-Baptiste Olivier (Mines et Hydrologie), Haingo Elisette Fomendraza (Population et Solidarité), Hanitra Razakaboana (Travail, Emploi et Fonction publique), Augustin Andriamananoro (Communication et Culture) et le général de division Andry Rakotondrazaka (Gendarmerie)
La nouvelle mouture a vu des changements : un détachement de la décentralisation du ministère de l’Intérieur, un rattachement de l’Artisanat au département du tourisme, un rajout du domaine des Solidarités au ministère de la Population et un changement du ministre délégué de la gendarmerie au lieu du Secrétariat d’Etat. Dans la foulée, le Président Andry Rajoelina pense encore nommer neuf Secrétariats d’Etat rattachés auprès de la Présidence.
Il a mis un accent particulier à la nouvelle ministre des Affaires étrangères, Rasata Rafaravavitafika, une jeune de 36 ans, issue du corps de l’Agent diplomatique et consulaire (ADC) sortante de la 25 -ème promotion de l’Ecole nationale de l’Administration de Madagascar (ENAM). Elle a décroché ensuite un PhD en Relations internationales et Diplomatie du Centre d’Etude et Stratégique de l’Académie Défense et Stratégique de Paris. Elle a occupé successivement les fonctions de Directrice de cabinet et Porte-parole du ministre des Affaires étrangères (août 2021 – mars 2022) et de Directrice de l’Expansion économique de ce département.

A sa prise de fonction, Rasta Rafaravavitafika s’engage en faveur d’une diplomatie économique dynamique contribuant au développement du pays. Elle promet le renforcement des liens avec les autres nations et entend promouvoir l’image du pays à l’étranger par le biais des représentations extérieures et les ambassadeurs. La Grande Île manquait justement des ambassadeurs dans des grands pays comme les Etats-Unis, l’Allemagne, le Canada et l’Afrique du Sud. Madagascar ne dispose pas aussi d’ambassadeur auprès des Nations-Unies (ONU) et de l’Union Africaine (UA). La revendication des îles éparses fait partie d’une des missions de cette jeune diplomate.
Au ministère de l’Environnement et du Développement durable, en remplacement de Vina Marie Orléa, le choix du Président repose sur un jeune spécialiste en reboisement et en Responsabilité sociétale des entreprises (RSE) de 28 ans, Max Andonirina Fontaine. Il a fondé et présidé une ONG dénommée Bondy. Pour l’Agriculture et l’Élevage, le nouveau ministre est un ingénieur retraité mais un grand connaisseur du domaine ayant œuvré 25 ans au sein du même département technique, Suzelin Ratohiarijaona Rakotoarisolo. Son dernier poste, avant sa retraite, a été Représentant-adjoint de Madagascar auprès de la FAO et FIDA en Italie.





Madagascar
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)




