Le président américain Donald Trump a élargi mardi 16 décembre la liste des pays soumis à une interdiction totale de voyager, interdisant aux citoyens de sept pays supplémentaires, dont la Syrie, d’entrer aux États-Unis. La Maison Blanche a déclaré dans un communiqué que Trump avait signé un décret «élargissant et renforçant les restrictions d’entrée pour les ressortissants de pays présentant des carences avérées, persistantes et graves en matière de contrôle, de vérification et de partage d’informations afin de protéger la nation contre les menaces à la sécurité nationale et à la sécurité publique.»
Plusieurs pays africains figurent sur cette nouvelle liste d’indésirables par la Maison Blanche. La mesure interdit l’entrée aux Etats-Unis aux citoyens du Burkina Faso, du Mali, du Niger, du Soudan du Sud, de Syrie et aux titulaires de documents de voyage délivrés par l’Autorité palestinienne. Elle impose également une interdiction totale aux ressortissants du Laos et de la Sierra Leone, qui n’étaient auparavant soumis qu’à des restrictions partielles. Cette interdiction élargie entrera en vigueur le 1er janvier 2026.
Cette décision intervient malgré la promesse de Trump de «tout faire pour que la Syrie réussisse» après les entretiens historiques de novembre avec le président syrien Ahmed al-Sharaa, un ancien commandant d’Al-Qaïda qui était jusqu’à récemment sur la liste des terroristes recherchés par les Etats-Unis.
Trump a apporté son soutien à Sharaa, dont la visite a couronné une année exceptionnelle pour le rebelle devenu dirigeant qui a renversé le président Bachar al-Assad et qui, depuis, parcourt le monde en essayant de se présenter comme un dirigeant modéré désireux d’unifier sa nation ravagée par la guerre et de mettre fin à des décennies d’isolement international.
En juin dernier, Trump a signé un décret interdisant l’entrée sur le territoire américain aux citoyens de douze pays et restreignant l’accès à ceux de sept autres, invoquant la nécessité de se prémunir contre les «terroristes étrangers» et autres menaces à la sécurité. Ces interdictions concernent aussi bien les immigrants que les non-immigrants, tels que les touristes, les étudiants et les voyageurs d’affaires.
Trump a également ajouté des restrictions partielles et des limitations d’entrée à 15 pays supplémentaires, dont le Nigeria, qui est dans le collimateur de Trump, lequel avait menacé début novembre d’une action militaire en raison du traitement réservé aux chrétiens dans le pays. Le Nigeria affirme que les allégations selon lesquelles les chrétiens seraient persécutés dénaturent une situation sécuritaire complexe et ne tiennent pas compte des efforts déployés pour sauvegarder la liberté religieuse.
Depuis son retour au pouvoir en janvier 2025, Trump a fait de l’application des lois sur l’immigration une priorité absolue, envoyant des agents fédéraux dans les grandes villes américaines et refoulant les demandeurs d’asile à la frontière américano-mexicaine.
L’élargissement de la liste des «pays de merde» soumis à des restrictions d’entrée marque une nouvelle escalade des mesures d’immigration prises par l’administration depuis la fusillade qui a visé deux membres de la Garde nationale à Washington, D.C., le mois dernier.





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