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Mali: l’économie suffoque face aux sanctions de la Cédéao

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C’est aujourd’hui que l’émissaire de la Cédéao, l’ancien Président nigérian Goodluck Jonathan, s’est rendu au Mali auprès du Comité national pour le salut du peuple afin d’affiner la solution de sortie de crise. Mais, contrairement à ce qu’attendait le colonel Assimi Goïta, à la tête du CNSP, cet envoyé spécial de l’organisation régionale ouest-africaine s’est gardé de promettre la levée des sanctions.

Pourtant, si les militaires maliens n’ont pas caché leur empressement pour la levée des sanctions de la Cédéao c’est parce que l’économie du pays commence à être durement touchée par la fermeture des frontières des pays voisins à la fois aux flux commerciaux et financiers.

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D’abord, les caisses du Trésor public ressentent cet embargo, puisqu’il était question d’une levée d’au moins 60 milliards de Fcfa au cours du mois de septembre afin de financer les besoins courants de l’Etat malien. Le blocage des comptes du gouvernement auprès des agences de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bcéao) également se fait ressentir lourdement, puisque même l’argent venant des partenaires non-africains du Mali passe par ce canal.

Au niveau du secteur privé malien également, le blocage des importations fait grincer des dents. Beaucoup d’opérateurs ne parviennent plus à importer les marchandises ou les matières premières permettant le bon fonctionnement de leurs activités. Du coup, des pans entiers de l’économie sont à l’arrêt.

Il faut que les transporteurs maliens puissent se rendre dans les plus brefs délais aux ports de Dakar au Sénégal, San Pedro en Côte d’Ivoire et Lomé au Togo pour que la machine redémarre dans les meilleurs délais. Mais visiblement, les pays de la Cédéao ne semblent pas pressés, puisqu’ils ont encore donné rendez-vous aux Maliens vendredi, jour prévu pour la prestation de serment du chef de l’Etat devant assurer la transition, en l’occurrence, le colonel à la retraite Ba N’Daou. Sans doute, attendent-ils la nomination du Premier ministre de la transition qu’ils espèrent tous faire l’unanimité.

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