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Maroc : Fitch Ratings alerte sur la rentabilité des banques  

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Dans une analyse publiée lundi 11 octobre, Fitch Ratings estime que malgré la reprise, des risques subsistent pour les banques marocaines notamment sur le segment de la banque de détail, en rapport avec les ménages et l’immobilier.

La rentabilité des banques commerciales marocaines est vulnérable aux défis émanant des ménages et du secteur de l’immobilier, indique un rapport publié par Fitch Ratings le 11 octobre. L’agence de notation relève que le taux de chômage continue de progresser dans le royaume. Il est passé de 9,2% de la population active en 2019 à 12,8% à la fin du premier semestre 2020. Cette situation met la pression sur le revenu des ménages, dont le poids de la dette représente jusqu’à 33,3% du produit intérieur brut (PIB).

Fitch Ratings estime que l’exposition des banques marocaines au secteur immobilier est importante, principalement par le biais de prêts au logement qui, à fin avril 2021, représentait 24% des prêts bancaires globaux, et sous forme de garanties à des crédits. «Un ralentissement important et durable des prix de l’immobilier au Maroc pèsera négativement sur notre évaluation de l’environnement opérationnel», relève l’agence de notation.

Ces deux segments des prêts bancaires confirment le profil de l’encours des créances douteuses concentrées majoritairement sur le segment de la banque de détail domine au Maroc. Fitch Ratings estime que lorsqu’on exclut les dépenses de contribution aux fonds Covid-19, la rentabilité des banques marocaines n’a pas été aussi solide. «Il est peu probable que l’on retrouve les niveaux pré-pandémie avant au moins 2022, car les risques liés à la qualité des actifs demeurent, et la faible croissance des prêts continuera de limiter la génération de revenus», explique l’agence de notation.

Attijariwafa Bank, dont la stratégie est orientée vers le financement des grandes entreprises et les gouvernements plutôt que la banque de détail affiche les meilleures perspectives de rentabilité. Toutefois, le groupe devra surveiller l’évolution des risques de change, notamment en rapport avec sa présence en Afrique subsaharienne.

 

 

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