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Mustapha Mouchrek, P-DG de FABRILEC

Mustapha MouchrekDevenu un des leaders dans la réalisation des infrastructures électriques au Burkina Faso, en Guinée Equatoriale et au Cameroun, FABRILEC multiplie son offre sur le continent. Entretien.

 

« Notre offre en électrification rurale est conforme
aux choix bailleurs de fonds »

AFRIMAG : FABRILEC a remporté ces dernières années un certain nombre d’appels d’offres internationaux en Afrique de l’Ouest et Centrale. Cela veut-il dire que vous jouez désormais dans la cour des grands ?

Mustapha Mouchrek : Notre objectif n’est pas forcément de « jouer dans la cour des grands » mais plutôt de nouer des partenariats de confiance à long terme en offrant aux partenaires qui nous font confiance un service de qualité dans le respect des conditions financières et de délai que chaque projet impose.

Pour l’instant, nous ne pouvons être que satisfaits de nos performances et de notre compétitivité puisque nous sommes parvenus à obtenir des contrats dans le cadre d’une concurrence internationale composée de sociétés africaines, européennes ou asiatiques d’envergure.

Nous sommes tout de même conscients du chemin qui nous reste à parcourir et ne ménageons aucun effort pour améliorer notre offre, nos performances et nos partenariats pour répondre aux grands défis énergétiques auxquels l’Afrique fera face. Nous avons justement complété notre offre en produits et prestations dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.

Quels ont été vos atouts dans les deux derniers appels d’offres que vous avez remportés au Burkina Faso et au Cameroun ?

Tout d’abord, nous nous situons clairement dans le cadre des hautes directives de notre chef de l’Etat, sa Majesté Mohammed VI, qui se basent sur une coopération sud-sud comme exprimé lors du Forum économique Maroc-Cote d’Ivoire (Ndlr 21 janvier 2015 à Marrakech), et nous pensons qu’au-delà de tout facteur précis, c’est cette stratégie qui a permis l’aboutissement de nos efforts.

Ensuite, nous pensons que deux atouts déterminants nous ont permis de remporter ces derniers appels d’offres.

Le premier réside dans le fait que nous avons suivi une stratégie d’export basée sur une coopération sud-sud. Nous avons choisi cette orientation par conviction car nous estimons que réaliser des infrastructures en associant le tissu industriel local est la meilleure garantie d’une pérennité à long terme et d’une performance dans le respect des engagements.

Le deuxième réside dans le fait de notre expérience de 37 ans dans notre domaine d’activité et le fait d’approcher chaque marché en tenant compte de ses spécificités et en évitant l’erreur de vouloir reproduire « une recette » sans analyse des caractéristiques des pays d’exécution. Grace à Dieu, l’Afrique possède une grande diversité culturelle et il faut en tenir compte même dans les affaires.

Ces atouts nous ont permis de réaliser des infrastructures importantes et obtenir la satisfaction des bailleurs de fonds. Le meilleur exemple étant notre projet au Burkina Faso réalisé dans le cadre d’une coopération sud-sud et composé de plus de 800 km de lignes Moyenne Tension dont la qualité des travaux, le respect des délais et le professionnalisme du suivi ont été salués par notre client la Sonabel et son bailleur de fonds la BAD (Banque africaine de développement).

Nous essaierons de reproduire le même succès dans un nouveau projet d’électrification de 45 villages obtenu au Cameroun sur financement de la Banque mondiale.

Comment se décline aujourd’hui votre offre en électrification rurale, secteur où l’Afrique subsaharienne accuse un énorme retard ?

Notre offre en électrification rurale est conforme aux modèles choisis par les donneurs d’ordre électriques du continent et leurs bailleurs de fonds internationaux à savoir une électrification clé en main des localités. Nous réalisons ainsi les études de terrain, la fourniture de la totalité des équipements, le montage de ces équipements et la mise en service des installations finales.

Nous essayons d’impliquer au maximum la main d’œuvre locale avec un niveau d’encadrement plus ou moins réduit en fonction de la maturité du secteur dans le pays d’exécution.

Nous arrivons cependant à nous adapter au besoin du donneur d’ordre. Nous avons même réalisé l’électrification de localités en Guinée Equatoriale selon les normes les plus exigeantes sur une demande sommaire du donneur d’ordre sans aucune étude ou exigences préliminaires.

Accords bilatéraux Diplomatie économique FABRILEC Mustapha Mouchrek

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