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OMC : Ngozi Okonjo-Iweala, les trois chantiers qui attendent l’Africaine

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La première femme et première africaine qui vient d’être désignée ce 15 février 2021 à la tête de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a du pain sur la planche. Au-delà du défi de sa double appartenance à la gent féminine et au continent africain, sa nomination intervient à un moment où l’OMC doit regagner en crédibilité.

Donald Trump parti, la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala est enfin nommée à la tête de l’OMC pour la relancer, notamment avec trois dossiers brûlants qu’elle devra attaquer dès à présent. Il s’agit notamment de la propriété industrielle et commerciale des vaccins, des subventions à la pêche, mais aussi et surtout le multilatéralisme.

Pour les vaccins, dans un contexte de Covd-19, la question des brevets est un sérieux frein pour les candidats producteurs comme l’Afrique du Sud et l’Inde. Il faut absolument que les règles soient assouplies si l’on veut atteindre l’objectif de l’initiative Covax qui veut vacciner 20% de la population des 92 pays membres de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et qui sont à faibles revenus. Le problème c’est que les pays riches ne veulent pas que les règles changent d’un iota. Même la Chine connue pour être très laxiste dans la protection de la propriété intellectuelle n’y est pas très favorable.


Concernant les subventions à la pêche, jusqu’à présent aucun accord n’a pu être trouvé, alors que les négociations ont débuté depuis plusieurs années. Dans son programme présenté dans la course à la présidence de l’OMC, elle avait promis de s’y atteler dès sa nomination. La question est de savoir si elle pourra y parvenir. Mais si tel est le cas, elle donnera un sacré coup de pouce à l’OMC.

Enfin, il y a la tendance protectionniste que l’arrivée de Donald Trump a commencé à réveiller. Il faudra que les Etats-Unis reviennent à de meilleurs sentiments, notamment dans la guerre commerciale qu’ils mènent pour avoir tendance à fermer leur marché à leurs voisins canadiens, mais également aux produits et entreprises européennes. C’est sans doute l’un des objectifs les plus difficiles à atteindre pour Ngozi Okonjo-Iweala.

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