Le chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé, a été sollicité par la junte de Niamey pour jouer le rôle de facilitateur entre le Niger et la communauté internationale. Pour certains observateurs, cette initiative est un signe de la pression exercée par la population nigérienne, épuisée par les sanctions qui frappent le pays suite au coup d’Etat du 26 juillet dernier. Lomé sera par ailleurs aux côtés des Etats-Unis comme garant du désengagement militaire des troupes françaises au Niger.
Selon l’agence Togo First qui révèle l’information, la demande de la junte nigérienne a été introduite au cours d’un entretien à Lomé, accordé par le Président Faure Gnassingbé, à une délégation officielle du Niger conduite par le ministre d’Etat et de la défense, le Général de Corps d’Armée Salifou Mody.
« Dans la situation particulière de votre pays, le Togo comprend et veut vous aider pour qu’enfin, il y ait la paix, l’harmonie et la stabilité ; Aider le Niger, c’est aider la Cedeao et c’est aider la région », a souligné le ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey à la presse, à l’issue de l’audience.
Selon la diplomatie togolaise, un groupe de soutien à la transition sera mis sur pied sous la présidence des deux pays, avec le concours de l’Alliance politique africaine (APA), pour mener à bien cette médiation. Ce Groupe va essentiellement faciliter le dialogue entre le gouvernement de transition et la communauté internationale, et « contribuer à la fourniture d’un appui adapté à la situation du pays ».





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