Le chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé, a été sollicité par la junte de Niamey pour jouer le rôle de facilitateur entre le Niger et la communauté internationale. Pour certains observateurs, cette initiative est un signe de la pression exercée par la population nigérienne, épuisée par les sanctions qui frappent le pays suite au coup d’Etat du 26 juillet dernier. Lomé sera par ailleurs aux côtés des Etats-Unis comme garant du désengagement militaire des troupes françaises au Niger.
Selon l’agence Togo First qui révèle l’information, la demande de la junte nigérienne a été introduite au cours d’un entretien à Lomé, accordé par le Président Faure Gnassingbé, à une délégation officielle du Niger conduite par le ministre d’Etat et de la défense, le Général de Corps d’Armée Salifou Mody.
« Dans la situation particulière de votre pays, le Togo comprend et veut vous aider pour qu’enfin, il y ait la paix, l’harmonie et la stabilité ; Aider le Niger, c’est aider la Cedeao et c’est aider la région », a souligné le ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey à la presse, à l’issue de l’audience.
Selon la diplomatie togolaise, un groupe de soutien à la transition sera mis sur pied sous la présidence des deux pays, avec le concours de l’Alliance politique africaine (APA), pour mener à bien cette médiation. Ce Groupe va essentiellement faciliter le dialogue entre le gouvernement de transition et la communauté internationale, et « contribuer à la fourniture d’un appui adapté à la situation du pays ».





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![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)




