C’est un grand coup que vient de frapper les autorités monétaires au Nigeria. La Banque centrale a en effet dissous le conseil d’administration et la direction de trois des plus importantes banques du pays pour «non-respect de la réglementation, défaillance de la gouvernance et implication dans des activités constituant une menace pour leur stabilité financière.»
Il s’agit d’Union Bank, Keystone Bank et de Polaris Bank. Dans la foulée, elle a nommé des équipes de management provisoires pour assurer la continuité d’exploitation. Ainsi, Yetunde Oni, qui dirigeait la filiale sierra léonaise de Standard Chartered Bank, prend les commandes d’Union Bank. Cette banquière cumule 25 ans d’expérience dans le secteur bancaire. Elle succède à Mudassir Amray, en poste depuis juin 2022. Elle sera secondée par Mannir Ubali Ringim, nommé directeur exécutif de la même banque.
Keystone Bank sera désormais dirigé par Hassan Imam. Il succède à Olaniran Olayinka qui sera resté à son poste près de quatre ans. Il formera un duo avec Chioma A. Mang, promue directrice exécutive de Keystone Bank. A la tête de Polaris Bank, la Banque centrale a nommé Lawal Mudathir Omokayode Akintola et Chris Ofikulu, respectivement aux fonctions de directeur général et directeur exécutif.
Ce n’est pas la première fois que la foudre de la Banque centrale du Nigeria s’abat sur les banques. En 2016, elle avait dissous le conseil d’administration de Skye Bank pour non-respect du ratio d’adéquation des fonds propres. Cinq ans plus tard, elle avait congédié le conseil et la direction de la First Bank of Nigeria. Le nouveau gouverneur de la Banque centrale vient de démontrer qu’elle n’a pas la main qui tremble quand il s’agit de prendre des décisions fortes.





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